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Stéphanie Miguet

Un jour, Stéphanie Miguet découvre l'art du papier découpé, technique qui lui permet de renouer avec un des plaisirs de l'enfance : le découpage. C'est auprès de sa mère, adepte des travaux d'aiguilles et de sa grand-mère Suzanne qui créait depuis toute petite des poupées mannequins avec les pages du catalogue de La Samaritaine qu'elle s'initie.

Elle fut tout de suite séduite par cet art originaire de Suisse (voir les découpages des fameuses poyas dans la vallée de la Gruyère...), art nomade et requérant peu de matériel mais donnant la possibilité de faire naître des univers imaginaires infinis.

Depuis, le papier découpé est devenu son langage ! Espace de narration en noir et blanc, sans limites ou chaque histoire prend vie sous la lame du cutter ou celles des ciseaux. L'outil suit minutieusement le dessin au dos de la feuille et le papier, par cette soustraction de matière, devient peu à peu dentelle...

Une dentelle tant prisée (et parfois reprisée...) dans la lingerie qui lui inspire ici des dessous en papier ayant appartenu à son arrière-grand-mère Angèle, à sa grand-mère Suzanne et à sa mère Martine. La lingerie de ces quatre générations de femmes prend ici l'allure d'un trousseau imaginaire étendu un jour de lessive.

Ces dessous fragiles et intimes vont dialoguer, quelques mois durant, avec ceux de l'exposition « Les dessous de l'Isère. Une histoire de la lingerie féminine ».

 

ANGÈLE

Née en 1897

« C'est la découverte de l'exposition Les Dessous de l'Isère. Une histoire de la lingerie féminine qui m'a conduite à revenir sur les traces d'Angèle mon arrière-grand-mère, couturière à domicile. J'ai feuilleté les albums, interrogé les miens pour imaginer ce qu'aurait pu être son savoir-faire, quelles étaient les pièces qui constituaient son trousseau (la seule personne sur ces quatre générations de femmes à en posséder un). Le service de table en coton damassé qui porte les initiales « A-G », qui nous sert encore aujourd'hui pour les fêtes de famille, lui appartenait.

Angèle était une femme élégante. Sur sa photographie de mariage, elle porte une voilette en dentelle, très bas sur le front comme cela se faisait dans les années 20. Pour réaliser sa silhouette, j'ai reproduit la robe qu'elle portait le jour du mariage de sa sœur jumelle. On y perçoit le raffinement qui la caractérise ainsi que son penchant pour la mode. Sa coupe de cheveux stylisée montre bien sa coquetterie. »

Stéphanie Miguet, arrière-petite-fille d'Angèle

 

SUZANNE

Née en 1923

« Dès l'âge de 15 ans j'ai porté un corset avec des baleines, fermé par des agrafes, puis des combinés-gaines (un seul tenant), des gaines et soutiens-gorge et également des combinaisons.

Je coupais les jarretelles des gaines et continue à le faire aujourd'hui, car ces jarretelles qui pendent je n'ai jamais bien aimé. Les tenues se composaient soit d'une gaine complète, avec une combinaison par-dessus, sur laquelle on enfilait une robe ou bien je portais une gaine et un soutien-gorge recouverts d'une combinaison et enfin de la robe.

Avant il fallait vraiment être maintenu, on s'habillait comme ça puis c'est tout !

Les dessous, le plus souvent blancs, parfois agrémentés de dentelle, étaient essentiellement en coton, en indémaillable ou en synthétique. Je me souviens que pendant la période des deuils, on allait jusqu'à teindre en noir les combinaisons. De nombreux décès ont marqué ma jeunesse. Je l'ai donc passée dans des sous-vêtements noirs. Mais un dessous c'est toujours joli ! »


Témoignage Août 2013

 

MARTINE

Née en 1950

« Amusant de parler de la lingerie des années 70 alors qu'à cette époque on parlait de  « non lingerie ». Après Mai 68, les femmes préféraient aux gaines et culottes, les slips midi ou mini et boudaient le soutien-gorge. On suivait la mode de l'époque dictée par les mannequins et chanteuses aux silhouettes androgynes comme Twiggy ou Jane Birkin.

Mais c'est l'arrivée du port du pantalon enfin autorisé dans les écoles qui a révolutionné notre façon de s'habiller. Je me souviens avoir eu avant Mai 68, deux heures de colle à l'École Normale car j'avais un pantalon pour aller en étude, deux heures avant une sortie !

Avec l'apparition des collants puis des mi-bas qui remplaçaient des chaussettes sous le pantalon, il a été possible de mettre des chaussures plus sympas comme les escarpins.

Dans les années 80, la lingerie s'est révélée plus féminine, la dentelle y était reine et de nouvelles teintes sont venues également égayer les dessous, mais mes goûts sont restés un peu ancrés dans mes habitudes et je n'aime pas les soutiens-gorge actuels avec des bonnets rembourrés, ni les bonnets « balconnet » ou « pigeonnant ».

Témoignage Août 2013

 

STÉPHANIE

Née en 1971

« Je ne prémédite jamais l'achat de dessous. Je fais au petit bonheur si l'occasion se présente. Les nouvelles matières comme la microfibre m'enchantent par leur douceur mais aussi le satin, les jerseys toujours associés à la dentelle bien sûr.

Je suis plutôt classique : soutien-gorge + culotte ! Je craque parfois pour un caraco ou un petit haut. En fait, j'aime le rétro mais avec des matières modernes. Je m'autorise beaucoup plus d'imprimés que pour les vêtements. Mais mon tiroir est tout de même dans les mêmes tonalités que ma penderie..., un peu de blanc et de rose en plus. !

Je suis toujours très attentive à l'allure que donne un soutien-gorge sous les vêtements. Je me rhabille toujours par-dessus quand j'en essaye un car j'ai peur que cela me donne un air bizarre. Ce que j'apprécie dans les dessous d'aujourd'hui, c'est la diversité des styles, des matières, le confort qu'ils procurent, contrairement à ce que nos mères et grand-mères ont pu connaître.

J'apprécie également que le fait de porter de la lingerie pour plaire - ou se plaire - soit désormais une idée admise par tous. »

Témoignage Septembre 2013

 

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UNE INSTALLATION PROPOSÉE DANS LE CADRE DE L'EXPOSITION « LES DESSOUS DE L'ISÈRE, UNE HISTOIRE DE LA LINGERIE FÉMININE ».

Attention plus que quelques jours pour découvrir cette installation.

  • EN VENTE À LA BOUTIQUE DU MUSÉE
    Découpages laser d'après une oeuvre originale en tirages limités et numérotés.

Les oeuvres de Stéphanie Miguet sont réalisées avec le
papier Arjowiggins Creative Papers, leader mondial de
la fabrication de papiers techniques et de création.