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Les dessous de l’Isère

 

Les Dessous de l'Isère

PROLONGATION DE L'EXPOSITION JUSQU'AU 22 SEPTEMBRE 2014

Fleuron de l'industrie iséroise au XXe siècle, la fabrication des sous-vêtements féminins a laissé dans nos mémoires des marques aux noms évocateurs : Lora, Lou, Valisère ou encore Playtex. Mais le savoir coudre alpin s'est exporté et nos usines ont quitté l'Isère.

L'exposition proposée par le Musée dauphinois retrouve la mémoire de cette industrie locale disparue et par ces petits morceaux d'étoffe, elle retrace un siècle d'évolution des moeurs et de notre rapport au corps et à l'intime.

L’ÈRE DU TROUSSEAU


Jusqu’à la fin du XIXe siècle, chaque jeune fille confectionnait la lingerie de son trousseau qui, après son mariage, l’accompagnait sa vie durant. Ces « linges de corps » intimes répondaient aux besoins d’hygiène et de confort et excluaient toute fonction érotique. La tradition du trousseau dura jusqu’au milieu du XXe siècle mais ne résista pas à l’émancipation des femmes et à la consommation de masse.

« Dès qu'une fille avait 12 ou 13 ans, sa mère achetait des pièces de toile et la fille, tous les hivers, travaillait à son trousseau » peut-on entendre en Oisans en 1970. Traditionnellement, le trousseau de la future mariée se composait du linge de maison et du linge de corps.
Revêtant à la fois une fonction pratique et une valeur symbolique, le trousseau faisait partie de l'intimité de la femme et demeurait son bien privé tout au long de sa vie. Sorte de « matrimoine », le trousseau s'est transmis de mère en fille pendant des générations. Des milieux les plus modestes aux plus bourgeois, chaque jeune fille devait tirer l'aiguille durant de longues heures pour coudre, repriser les pièces de lingerie héritées et confectionner de nouveaux sous-vêtements.
Emportée par les bouleversements des pratiques vestimentaires, par l'arrivée de la consommation de masse et surtout l'évolution de la place des femmes dans la société contemporaine, la pratique du trousseau cessera progressivement dans les années 1960. Il n'y aura plus de « passeurs de linge » comme l'exprime l'ethnologue Yvonne Verdier dans son ouvrage « Façons de dire, façons de faire » en 1979.

Femme allant étendre sa lessive au bord de l'Isère, Grenoble - Vers 1930 - Coll. Musée dauphinois - © Martinotto frèresFemme allant étendre sa lessive au bord de l'Isère, Grenoble - Vers 1930 - Coll. Musée dauphinois - © Martinotto frères

Trois générations de femmes tirent l’aiguille, Faverges-de-la-Tour - Vers 1900 - Coll. Musée dauphinoisTrois générations de femmes tirent l’aiguille, Faverges-de-la-Tour - Vers 1900 - Coll. Musée dauphinois

 

L’APPEL DE LA LIBERTÉ

Les femmes s’affranchissent et la garde-robe féminine se transforme au gré des modes, des innovations textiles et des changements sociaux. Le corset qui enserre la taille est abandonné à l’instar des crinolines et autres tournures pour céder la place au soutiengorge et à la gaine. Le « fait maison » disparaît au profit du prêt-à-porter des grands magasins.

Corset de femme - Sergé de coton écru, appelé coutil. Décor en fine toile de lin ajourée et brodée. Baleines en fanons de baleine - Vers 1860 - Coll. Musée dauphinoisCorset de femme - Sergé de coton écru, appelé coutil. Décor en fine toile de lin ajourée et brodée. Baleines en fanons de baleine - Vers 1860 - Coll. Musée dauphinois

Le grand magasin « Les Galeries Modernes » (actuelles Galeries Lafayette Grenoble) Après 1910 Coll. Musée dauphinoisLe grand magasin « Les Galeries Modernes » (actuelles Galeries Lafayette Grenoble) Après 1910 Coll. Musée dauphinois

L’INDUSTRIALISATION DE LA LINGERIE



Le début du XXe siècle est caractérisé par l'industrialisation du textile. Usines et machines perfectionnées permettent de produire des sous-vêtements pour des millions de femmes.
Leur fabrication dépend maintenant du monde de la chimie, où la recherche fait naître de nouvelles fibres, artificielles ou synthétiques. Une fois tissés sur les métiers, les nouveaux fils créent des matières soyeuses et brillantes, peu froissables et plus faciles à entretenir que les fibres naturelles. Les étoffes satisfont d'emblée les femmes « modernes ».
Les fibres artificielles, comme la viscose et l'acétate (sous la marque Rhodia), proviennent de la transformation de la cellulose contenue dans la pâte à bois. Elles donnent naissance notamment à la rayonne. Une gigantesque usine (La Viscose) est créée en 1927 à Grenoble pour produire un fil qui sera tissé dans de nombreuses usines textiles en France, dont Valisère.
Quant aux fibres synthétiques, elles proviennent de dérivés du pétrole pour aboutir aux polyamides. Le nylon, créé aux États-Unis en 1938, révolutionne l'industrie des sous-vêtements.

LE MARCHÉ DE LA LINGERIE SE MONDIALISE



À partir des années 1980, l'industrie de la lingerie subit elle aussi les effets de la mondialisation. Les entreprises encore familiales pour certaines sont progressivement absorbées par de grands groupes internationaux comme Triumph International ou Vanity Fair Brand. Les dessous deviennent des accessoires de mode que l'on exhibe. La profusion de marques entretient une bataille commerciale menée sur tous les fronts, du prêt-à-porter bon marché à la haute lingerie sophistiquée.

 

Un homme et une femme, la « belle histoire » de LOU

Après des années de guerre, les Français connaissent les premières heures de la Libération qui annoncent le redémarrage de l'économie. C'est dans un tel contexte que naît une nouvelle usine de sous-vêtements féminins, LOU, dont l'origine est due à un homme et une femme : André et Lucienne Faller.

Après une rencontre fortuite dans l'Orient-Express, Lucienne Scheltien (surnommée « Lou ») et André Faller, mettent leurs talents respectifs - la gestion et le management pour lui, la couture et la création de mode pour elle - au profit de la confection de dessous. Passionnés de ski, ils viennent dans les Alpes et fondent en 1946 un premier atelier avec quelques couturières à Grenoble.

La production s'installe ensuite rue Général Ferrié dans un nouveau bâtiment de 30 000 m2 ; Lucienne et André Faller résident sur le toit de l'usine où prennent place un grand appartement, un jardin suspendu et une piscine. Dès 1950, les modèles connaissent un véritable succès ; la marque s'impose dans le maintien de la poitrine et se positionne très vite comme leader de la corseterie française. Comme l'affirmait Lucienne Faller : "Nous osions ce que d'autres n'osaient pas ». En 1968, l'entreprise est cotée en bourse. Elle devient l'un des premiers employeurs à Grenoble avec 1200 salariés !

Portrait de Lucienne et André Faller - février 1963. Coll. archives départementales de l'IsèrePortrait de Lucienne et André Faller - février 1963. Coll. archives départementales de l'Isère

 

Les catherinettes à Lou -Les catherinettes à Lou -

 

O-Yes Jolie Poitrine !

C'est ce slogan qui caractérise la production de la société de lingerie Alto fondée à Jallieu en 1956 par Pierre Top. Démarrant son activité avec un atelier de huit personnes, l'entrepreneur participe aux Journées de la Lingerie à Paris dès l'année suivante.

Présentant d'abord deux modèles de soutiens-gorge, le « Candide » et le « Festival », l'entreprise met au point une « coupe proportionnée des bonnets ». Bientôt une vingtaine de salariées fabrique : gaines, porte-jarretelles et soutiens-gorge, largement inspirés de modèles américains. Le soutien-gorge « Cinéma » créé en 1958 bénéficiera même des courbes de Miss America comme argument publicitaire.

Pierre-Laurent Brenot ou Bill Wirts (dessinant pour le célèbre magazine américain Vogue) signent certaines de ces illustrations commerciales. La marque faisant fureur chez les jeunes, le cinéaste Jean-Luc Godard l'évoque même dans son film Masculin féminin en 1966.

La société, qui ne cesse de se développer, compte 300 salariés en 1963. Elle sera finalement rachetée en 1965 par Playtex qui décide de s'implanter en Europe.

Publicité pour les soutiens-gorge O-Yes de la société Alto illustrée par Pierre-Laurent Brenot - Vers 1962 - Coll. Musée dauphinoisPublicité pour les soutiens-gorge O-Yes de la société Alto illustrée par Pierre-Laurent Brenot - Vers 1962 - Coll. Musée dauphinois

Lora : le triomphe du slip

Antonin Gerlet, agent d'assurances souhaitant répondre aux besoins des fabricants lyonnais, crée en 1929 un tissage d'indémaillable à Saint-Marcel-Bel-Accueil dans le Nord-Isère. Il ouvre aussi à Lyon avec son beau-frère Émile Nivert un atelier de lingerie féminine pour transformer les jerseys fabriqués.

Le succès étant là, ils installent une nouvelle usine à Bourgoin pour produire, à partir de 1939 sous la marque Lora et le slogan « Parer sa nudité », une lingerie de qualité incrustée de dentelle de Calais. Mais le produit phare est le slip « toujours imité, jamais égalé » en filés latex, le préféré de Claude Pompidou disait-on.
Entre 1955 et 1961, la production augmente de 100% ! De nouveaux bâtiments sont construits et la « Grande coupe d'or du bon goût français » vient récompenser l'entreprise en 1964. De plus, une collaboration fructueuse avec l'école des industries textiles de Lyon permet à Lora l'invention de fibres modernes et la mise au point d'étoffes innovantes, comme le Cydénil, tout de suite appréciées par le prêt à porter féminin.

Malgré ces réussites, les années 1970 rencontrent toutes les difficultés : problèmes de trésorerie, recrutement du personnel féminin, délocalisation en Tunisie, grèves... La société Lora est mise en liquidation en 1978.

Publicité pour le « mislip » Lora - Bulletin officiel municipal n° 1 Bourgoin-Jallieu, 1968 - Coll. Archives communales de Bourgoin-JallieuPublicité pour le « mislip » Lora - Bulletin officiel municipal n° 1 Bourgoin-Jallieu, 1968 - Coll. Archives communales de Bourgoin-Jallieu

Clairmaille, les bas nylon

Henri Blanchoud crée La Bonneterie de la Michalière à Fitilieu en 1939 pour fabriquer des bas de soie naturelle. Mais les bas de nylon, après un succès spectaculaire outre Atlantique, déferlent en France avec les soldats américains. Rapidement l'usine ne fabriquera plus que des bas de nylon sans couture, beaucoup plus solides. Les métiers circulaires travaillent 24h sur 24 pour assurer une production de 60 000 paires par mois en 1953 puis plus de 150 000 paires en 1956 !

Les bas sont vendus sous la marque Clairmaille accompagnée du slogan « Le bas Clairmaille, le bas à la rose ». Les fillettes peuvent, elles aussi, acheter des bas nylon miniatures pour leur poupée ! Pour élargir la clientèle, la société fait appel dans les années 1960 à Jacques Esterel, couturier et fondateur de la « nouvelle vague de la mode » pour imaginer « la symphonie des tons et des coloris haute couture ».

Cependant, c'est le collant qui sera privilégié par les femmes lors de l'arrivée de la mini-jupe et la production nationale de bas est divisée par quatre entre 1968 et 1972. L'entreprise en Isère est obligée de diversifier son offre : des pulls et des bas sont fabriqués à Fitilieu tandis que la finition est réalisée à Aoste par 278 personnes ; le bureau parisien assure la diffusion internationale. Après tant d'années de succès, les bas Clairmaille s'arrêtent en 1975.

Ouvrières de l’atelier de façonnage. Usine Alto de Bourgoin-Jallieu, 1965 - Coll. Archives communales de Bourgoin-Jallieu - © L. VillonOuvrières de l’atelier de façonnage. Usine Alto de Bourgoin-Jallieu, 1965 - Coll. Archives communales de Bourgoin-Jallieu - © L. Villon

 

LES DERNIERS DESSOUS DE L’ISÈRE



Trente ans après sa création par Abram Spanel dans l'état de New-York, International Playtex Corporation décide de s'installer en France ; c'est à Bourgoin que le choix se porte. Playtex fusionne avec la société Alto en 1964 où 300 personnes confectionnent les sous-vêtements de la marque O-Yes. Playtex-France est né.

Pendant plusieurs décennies l'entreprise connaît une ère de croissance fulgurante grâce aux modèles mythiques du Cœur croisé et de la Gaine 18h et à la dextérité des couturières. Mais bientôt, des mutations profondes provoquées par la mondialisation amènent une restructuration du site de La Tour-du-Pin et sa fermeture définitive en décembre 2010. Lors des manifestations, les employés scanderont avec douleur le slogan « Playtex maintient vos seins mais pas nos emplois ».

Alors qu'elles auront façonné la silhouette d'innombrables femmes sur la planète, plus aucune usine de l'Isère ne confectionnera de fonds de robes, de déshabillés ou de soutiens-gorge pigeonnants (et brevetés).

Machines françaises à découpe numérique Lectra Systèmes - Usine Playtex de La Tour-du-Pin, 1993 - Coll. particulièreMachines françaises à découpe numérique Lectra Systèmes - Usine Playtex de La Tour-du-Pin, 1993 - Coll. particulière

 

 

 

Regardez-moi dans les yeux...J'ai dit les yeux - Publicité pour le soutien gorge Wonderbra présenté par Eva Herzigova - Journale de Playtex n°48, 22 septembre 1994 - Coll. particulièreRegardez-moi dans les yeux...J'ai dit les yeux - Publicité pour le soutien gorge Wonderbra présenté par Eva Herzigova - Journale de Playtex n°48, 22 septembre 1994 - Coll. particulière

Publicité pour le soutien-gorge « Coeur croisé » - Playtex, 1972 - Coll. particulièrePublicité pour le soutien-gorge « Coeur croisé » - Playtex, 1972 - Coll. particulière

Du « made in France » à la globalisation

Dès les années 1970, l'industrie de la lingerie subit les effets de la mondialisation. Les entreprises encore familiales pour certaines sont progressivement absorbées par de grands groupes internationaux. La profusion des marques entretient une concurrence acharnée et la fabrication des modèles se fait désormais sur d'autres continents. Toutes les usines de confection des fameux dessous ont disparu de l'Isère ; des milliers de salariés ont perdu leur emploi.

  • 1965 Alto S.A. est rachetée par Playtex
  • 1972 André Faller vend le capital de LOU à la Générale Alimentaire
  • 1975 Fermeture de Clairmaille
  • 1975 Rachat de LOU par Jean Bellanger Entreprise
  • 1978 Liquidation de Lora
  • 1979 Fermeture de l'usine LOU à Grenoble et délocalisation des ateliers en Tunisie
  • 1987 Valisère est revendue à la holding Orvale (groupe textile Valéro, Roubaix)
  • 1991 Valisère est achetée par Triumph International
  • 1991 L'industriel espagnol Vives Vidal rachète LOU
  • 1992 LOU est cédée au géant américain Vanity Fair Corporation
  • 1993 Les bâtiments Valisère sont détruits. La production est délocalisée à Obernai en Alsace
  • 2002 Le site Lejaby de Vienne est liquidé
  • 2005 Playtex et Wonderbra (Sara Lee Branded Apparel) sont cédés au fonds d'investissement Sun Capital
  • 2010 La « manif des soutifs » des employés est suivie par la fermeture de Playtex à La Tour-du-Pin

Les salariées de Valisère s'enflamment... Dauphiné Libéré - Juin 1992, par Philippe GonnetLes salariées de Valisère s'enflamment... Dauphiné Libéré - Juin 1992, par Philippe Gonnet

 

 

"La manif des dessous" Playtex mantient vos seins pas nos emplois - Manifestation du personnel de l'entreprise Playtex à Bourgoin-Jallieu quelques mois avant la fermeture. Mai 2010. Coll. privée"La manif des dessous" Playtex mantient vos seins pas nos emplois - Manifestation du personnel de l'entreprise Playtex à Bourgoin-Jallieu quelques mois avant la fermeture. Mai 2010. Coll. privée

 

Enfants des ouvrières devant l’usine LOU occupée, Grenoble - Avril 1979 - © Anne-Marie LOUVETEnfants des ouvrières devant l’usine LOU occupée, Grenoble - Avril 1979 - © Anne-Marie LOUVET

SUR LE PARCOURS DE L’EXPOSITION

J’AI ÉPINGLÉ DES MILLIARDS ET DES MILLIARDS D’ÉPINGLES
Témoignages


Documentaire réalisé par Martine Arnaud-Goddet. Durée 14 mn, 2013

Par petites touches ces témoignages expriment la part humaine de l’industrie de la lingerie en Isère. Chacun est emblématique d’une expérience collective, que ce soit dans le rapport au travail ou dans un ressenti de fermeture d’usine.
Martine Arnaud-Goddet

Photos © Martine Arnaud-Goddet

LA LINGERIE ET VOUS

« À votre avis, la lingerie s'offre-t-elle à une femme ? »
« Quelles matières et quelles couleurs préférez-vous pour les sous-vêtements féminins ? »
« La femme doit-elle porter une lingerie en fonction de son âge, de sa morphologie, de circonstances particulières, ... ? »
« Entre confort et séduction, à quelles fonctions la lingerie doit-elle répondre ? »
« Vous souvenez-vous de votre premier soutien-gorge ? »
...
Des femmes et des hommes se livrent sans tabou, ni complexes au micro du musée.

Enquête menée avec le concours de l'Université de Grenoble

 

LOU - Modèle Piccadilly - www.lou-paris.comLOU - Modèle Piccadilly - www.lou-paris.com

 

« CULTURE PUB »

Le corps des femmes paré de sous-vêtements s'affiche dans l'espace public, dans les pages de nos magazines et sur nos écrans. Les marques de lingerie et les distributeurs proposent des images plurielles de la féminité : glamour, érotisme, séduction... Des corps de femmes pour des regards d'hommes ?

Les photographies et les films publicitaires de cet espace sont réalisés par LOU Vanity Fair Brand, Valisère Triumph International, Playtex et Wonderbra DBApparel et présentés avec leur aimable autorisation.

LA COMPIL’ DES DESSOUS


De Frou-Frou interprété par Berthe Sylva à Ça m'énerve d'Helmut Fritz, en passant par Sous les jupes des filles d'Alain Souchon ou 95C de Valérie Lemercier, le répertoire des chansons francophones se révèle être un garde-robes riche de mil-et-un sous-vêtements féminins. La fille en bas nylon s'exhibe sur les vinyles. Les chaussinettes de Nénette poussent à la chansonnette. Mais connaissez-vous la chanson Ma guêpière et mes longs jupons ?
À écouter sur Deezer, la playlist « Les Dessous de l'Isère »

Permalien : 
http://www.deezer.com/playlist/215449911

LES PORTRAITS CULOTTÉS D’HIPPOLYTE

Inventaire méticuleux entrepris il y a tout juste un an, la série de portraits culottés est l'oeuvre de la photographe Chloé Prigent. Ces clichés donnent à voir autant de personnalités de femmes dans toute leur authenticité. Les corps sont livrés au regard sans avoir subi l'artifice d'éclairages de studio, sans aucune retouche, qu'ils soient minces ou gros, juvéniles ou matures. Ces femmes ont accepté de se montrer comme elles sont, au jour le jour, dans l'intimité de leurs domiciles, dans leurs professions, dans leurs activités quotidiennes.

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Les Portraits culottés - © Chloé Prigent, 2012Les Portraits culottés - © Chloé Prigent, 2012

Les Portraits culottés - © Chloé Prigent, 2012Les Portraits culottés - © Chloé Prigent, 2012

Les Portraits culottés - © Chloé Prigent, 2012Les Portraits culottés - © Chloé Prigent, 2012

Les Portraits culottés - © Chloé Prigent, 2012Les Portraits culottés - © Chloé Prigent, 2012

Les Portraits culottés - © Chloé Prigent, 2012Les Portraits culottés - © Chloé Prigent, 2012

Les Portraits culottés - © Chloé Prigent, 2012Les Portraits culottés - © Chloé Prigent, 2012

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ANGELE, SUZANNE, MARTINE ET MOI
Papiers découpés de Stéphanie Miguet

Cette installation a été présentée jusqu'au 15 janvier 2014
dans le cadre de l'exposition « Les Dessous de l'Isère, une histoire de la lingerie féminine »


En savoir plus

 

La presse en parle

France culture
Sur la route des Dessous
Emission diffusée le 31 mai 2013
Durée : 57 minutes

Reportage France 3
Diffusé en avril 2013


Les Dessous de l'Isère - Reportage France 3 par ISERE-CULTURE