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L’Isère en relief

L'exposition

LES PLANS-RELIEFS DES FORTIFICATIONS DE FRANCE

  • Les maquettes de dimensions imposantes reproduisant les fortifications de la France ont été réalisées entre 1668 et 1873 à la demande des souverains successifs, de Louis XIV à Napoléon III.

    Elles avaient pour fonction de présenter au roi les projets de construction ou d'aménagement des fortifications ; mais aussi de lui permettre, avec ses généraux, de s'exercer à l'art de la guerre ; elles avaient aussi une fonction dissuasive, la collection étant souvent présentée aux ambassadeurs étrangers pour qu'ils prennent la mesure de la capacité de défense du pays.

    Après avoir longtemps été installée au palais du Louvre (jusqu'en 1777), cette collection exceptionnelle est aujourd'hui conservée au Musée des Plans-reliefs, au sein de l'hôtel des Invalides ; seule une petite partie est accessible au public (vingt-huit maquettes sur deux-cent dix ; celles de Grenoble et de Fort-Barraux ne sont pas présentées).

    C'est à la faveur d'une exposition exceptionnelle au Grand-Palais, à Paris (janvier et février 2012), qu'une nouvelle série de maquettes a été restaurée, rendant possible le déplacement en Isère et la présentation au MAGASIN, pour celle de Grenoble, et au Musée dauphinois, pour celle de Fort-Barraux.

    La fabrication du plan-relief de Grenoble

    L’opération a duré dix ans (1839-1848), occupant six artisans de la galerie des plans-reliefs (trois topographes et trois « modeleurs »). La plus lourde opération consistait à relever sur le terrain toutes les constructions jusque dans des détails étonnants de précision. Fort heureusement, les carnets « de développement » des topographes ont été conservés pour Grenoble et l’un d’entre eux est présenté au Musée dauphinois ; des extraits représentatifs sont reproduits en agrandissement au MAGASIN.

    Les matériaux sont très divers : le bois (dont les petits cubes de tilleul permettant de figurer les bâtiments) ; un mélange de sable fin, de colle et de soie teintée pour les sols ; des chenilles de soie et des fils de fer pour figurer les arbres et la végétation ; et le papier gravé et peint pour les façades.

    Quelques chiffres :
    > Echelle : 1/600 (1 cm=6 m)
    > Dimensions : 8,20×7,25m - ~60m2
    > 126 513 arbres
    > 372 272 pieds de vigne> Utilisation de 7 kg de soie hachée

Coll. Musée des plans-reliefsColl. Musée des plans-reliefs

Ingénieurs en train de construire un plan-relief.
Gravure extraite de Alain Manesson Mallet, les Travaux de Mars ou l'art de la guerre, tome premier, Paris, 1684, chapitre IX.
Collections Musées des Plans-Reliefs

Bibliothèque Nationale de France - Bibliothèque de l'arsenalBibliothèque Nationale de France - Bibliothèque de l'arsenal

La galerie des plans-reliefs au Louvre
État des ingénieurs
Vigneux, 1749.
Bibliothèque Nationale de France - Bibliothèque de l'arsenal

 

Coll. Musée des plans-reliefsColl. Musée des plans-reliefs

ILOTS 80, 80bis, 80ter
Relevé topographique de l'ilot d'habitations du centre ancien de Grenoble comprit entre : la place Sainte-Claire,
la rue Voltaire, la rue Auguste Gaché, la rue de la Paix.
Extrait d'un carnet de développement, carnet préparatoire à la réalisation du plan-relief de Grenoble
1848
Coll. Musée des plans-reliefs, Paris
Cliché : Coll. Service Patrimoine culturel, Conseil général de l'Isère, N°inv. AC97.120

Coll. Musée des plans-reliefsColl. Musée des plans-reliefs

DÉVELOPPEMENTS DES ILOTS 80, 80bis, 80ter
LA PLACE SAINTE-CLAIRE

Extrait du Carnet de développement (Coll. Musée des plans-releifs, Paris)
1848
Cliché : Coll. Service Patrimoine culturel, Conseil général de l'Isère, N°inv. AC97 121

Coll. Musée des plans-reliefs / Google EarthColl. Musée des plans-reliefs / Google Earth

Ilot 80 - Place Sainte-Claire
Le relevé topographique préparatoire à la réalisation du plan-relief de 1848
comparé la vue aérienne Google Earth 2012

 

Coll. Musée des plans-reliefs - Photo : RMN / S. MaréchaleColl. Musée des plans-reliefs - Photo : RMN / S. Maréchale

Le plan-relief de Grenoble
Construit de 1839 à 1848
Bois, papier, soie, métal
Échelle : 1/604
Dimensions : 8.20 x 7.25 m
Superficie : 59.45 m²
Coll. Musée des plans-reliefs - Photo : RMN / S. Maréchale

Collection Musée plans-reliefsCollection Musée plans-reliefs

Les modeleurs et artisants topographes du plan-relief de Grenoble
Plaque apposée à la maquette, 1848
Coll. Musée des plans-reliefs

 

LA FRONTIÈRE DES ALPES

  • La frontière entre les États n’a cessé d’être déplacée au fil des siècleset ce n’est que très tardivement qu’elle a trouvé son tracé actuel dans les Alpes (en 1947), suivant désormais à peu près la ligne de partage des eaux.

    C’est la confrontation avec la Savoie qui a longtemps justifié le rôle de place-forte de Grenoble, qu’il s’agisse de l’oppositionancrée dans le Moyen Âge entre les deux principautés, Savoie et Dauphiné ; ou de la concurrence entre États, Piémont-Sardaigne d’une part, France de l’autre, dont ont relevé respectivement les deux provinces. Le Dauphiné comptait des possessions sur le versant oriental du massif jusqu’au traité d’Utrecht (1713) : les forts d’Exilles, Fenestrelle et Pignerole deviendront piémontais à l’occasion. En 1860, avec le rattachement de la Savoie à la France, le rôle défensif de Grenoble change profondément, mais la ville conserve une grande garnison et le siège de l’état-major.

    La série de fortifications qui ont été construites dans les Alpes occidentales (de Nice au Léman) à toutes les périodes (des tours médiévales aux bunkers de la ligne Maginot) est impressionnante. Ainsi espérait-on de part et d’autre surveiller tous les cols et tous les passages. La plupart de ces édifices n’ont jamais vu tirer un seul coup de canon contre un ennemi ; leur construction représente pourtant une entreprise titanesque, sur des terrains très difficiles d’accès, pour laquelle les populations locales autant que les soldats ont payé un lourd tribut.

    Ces fortifications composent aujourd’hui un patrimoine très prisé par les visiteurs. Des programmes de mise en valeur touristique sont partout à l’oeuvre, dont le plus achevé est celui du fort de Bard, en Italie, au pied de la vallée d’Aoste.

Coll. Musée dauphinoisColl. Musée dauphinois

Vue de Grenoble
Militaires sur le chemin de la Bastille,
19e siècle,
Allom et Bradshaw, Eau-forte.
Coll. Musée dauphinois

Carte de Thomas LemotCarte de Thomas Lemot

Les principales fortifications de la chaîne alpine
Carte de Thomas Lemot 2012

 

L'évolution de la frontière des alpes
Un document réalisé par la Maison de l'Histoire de France

 

FORT-BARRAUX

  • Ce fort - dont la maquette est présentée au Musée dauphinois - est illustre à plus d'un titre.

    Construit par Charles-Emmanuel de Savoie en territoire français, l'histoire (ou la légende) raconte que le roi en prit ombrage et demanda au connétable de Lesdiguières pourquoi il laissait faire ce qui ne pouvait être qu'un affront caractérisé. Ce à quoi le Dauphinois aurait répondu qu'il fallait juste un peu de patience et laisser les Savoyards terminer la construction. Sitôt achevé, le fort fut pris rapidement par Lesdiguières (mars 1598) qui n'eût plus qu'à tourner les canons ! Mais Barraux est aussi célèbre pour avoir reçu Vauban, qui livra une sévère critique de la construction savoyarde et laissa un « État de ce qu'il faut faire », fort précis et documenté. Ce qui fut fait progressivement et nous laisse aujourd'hui un édifice exceptionnel, sans doute l'un des plus beaux et des mieux conservés de la ligne de défense des Alpes.

    Un lieu de mémoire
    Fort-Barraux est aussi un lieu de mémoire de la Seconde Guerre mondiale, pour avoir servi de camp d'internement pour les prisonniers (juifs, politiques, droit-communs) en transit vers les camps de concentration et d' extermination. Après-guerre, il servit de prison pour les soldats allemands.



    VAUBAN À BARRAUX


    Construit en sept mois par le duc de Savoie, ce fort était un ouvrage bâclé et assez mal conçu. Lesdiguières y envoya des ingénieurs du roi qui corrigèrent quelques défauts. Un siècle plus tard, le succès du raid de Victor-Amédée II, roi de Piémont-Sardaigne, en Haut-Dauphiné (Embrun-Gap), à l'été 1692, souligna la faiblesse de nos défenses. Louis XIV envoya Vauban sur place (septembre 1692) ; il resta un mois à Barraux.

    Son mémoire dresse d'abord un constat accablant sur les défauts de l'ouvrage ; mais il est accompagné d'un « Etat de ce qu'il faut faire », avec plans et dessins. Vauban s'est d'abord occupé de l'aspect défensif, réformant le front côté village et faisant installer des lunettes (petit ouvrage en saillie permettant la surveillance des abords du fort) côté Isère.

    L'action de Vauban est plus visible dans les bâtiments. La plupart sont conformes aux modèles qu'il a établis pour les magasins à poudre, les casernes, les arsenaux... L'esplanade est aujourd'hui bien plate : elle a pour cela été arasée sur parfois plus de deux mètres d'épaisseur. La chapelle tourne le dos au front de l'Isère.

    L'arsenal constitue le plus beau bâtiment du fort, avec sa structure sur deux files de poteaux de chêne supportant un plafond à la française, l'étage répétant la même disposition. Deux casernes encadrent ce bâtiment, les chambres contenant quatre lits à deux places. L'hygiène est désastreuse par le manque d'aération et la saleté : les latrines en bois sont suspendues sur le rempart !

    Vauban accordait une grande importance aux puits : une garnison privée d'eau est perdue. Le puits de Barraux va chercher une source souterraine. On a pu rétablir la cage d'écureuil qui mouvait le treuil en forme biconique, pour agir simultanément et en sens inverse sur deux seaux. Cet ensemble fragile était couvert d'un « pavillon ».

    (D'après Robert Bornecque)

Coll. Musée des plans-reliefsColl. Musée des plans-reliefs

Plan-relief de Fort-Barraux
Construit en 1693, complété en 1818, restauré en 1920
Bois, papier, soie, métal
Échelle : 1/600
Dimensions : 4 x 4,50m
Superficie : 18 m2
Nombre de tables : 9
Coll. Musée des plans-reliefs

© Musée des plans-reliefs© Musée des plans-reliefs

Plan de Fort-Barraux
Aquarelle
1786
© Collections Musée des plans-reliefs

Coll. Musée dauphinoisColl. Musée dauphinois

La prise de Fort-Barraux
Coll. Musée dauphinois

 

GRENOBLE ET SES FORTIFICATIONS

  • C'est au IIIe siècle, alors qu'elle est promue au rang de cité de l'Empire romain, que Grenoble s'entoure de ses premiers remparts et s'enferme derrière des portes.

    Cette enceinte restera longtemps opérationnelle, puisqu'elle ne sera pas réformée avant le XVIIe siècle, si l'on excepte quelques agrandissements au XIIIe. C'est Lesdiguières qui, après avoir pris la ville lors des guerres de Religion (1590), modernisera la défense de Grenoble, investissant notamment les contreforts de la Bastille et redessinant totalement l'enceinte sur la rive gauche.

    Le XIXe siècle verra des transformations majeures pour faire de la ville une grande place-forte ; les travaux énormes réclamés pour cette enceinte (dite Haxo, du nom du général qui l'a conçue) sont à peine achevés que la Savoie devient française (1860) et qu'il n'y a plus de frontière et d'éventuel ennemi à l'autre bout de la vallée du Grésivaudan !

    Après la guerre de 1870, c'est un ensemble de forts qui sont construits autour de Grenoble pour protéger la ville par des tirs croisés.

    Les près de vingt siècles qu'ont vécu les fortifications grenobloises - avec les contraintes urbaines qu'elles ont induites - n'ont été émaillés que de deux affrontements : l'un pendant les guerres de Religion ; l'autre pendant le « siège » autrichien de 1815, durant lequel quelques coups de canon furent tirés par l'assaillant, dont la façade du lycée Pierre-Termier conserve la trace d'un éclat !

    Et c'est durant la Seconde Guerre mondiale, alors que les fortifications ont disparu ou sont devenues inutiles, que Grenoble combat et gagne ses titres de noblesse, dont la croix de ville « Compagnon de la Libération ».

    Le système défensif Séré-de-Rivières

    Il se décompose en une série de forts construits autour de Grenoble entre 1877 et 1884 : le Saint- Eynard (Le Sappey), le Bourcet (Corenc), le Mûrier (Gières), les Quatre-Seigneurs (Herbeys), Montavie (Bresson) et Comboire (Claix).

 

 

PLANS DE GRENOBLE ET DE SES FORTIFICATIONS

Carte Thomas LemotCarte Thomas Lemot

L'évolution des fortifications de Grenoble
Carte extraite de la publication « L'Isère en relief »

Coll. Musée dauphinoisColl. Musée dauphinois

Plan de Grenoble et de ses fortifications
Vue cavalière de Gratianopolis vers la fin du 14e siècle
Estampe, Début 20e siècle
Coll. Musée dauphinois - n° inv 69.25.1

Coll. Musée dauphinoisColl. Musée dauphinois

Plan de Grenoble et de ses fortifications
Les fortifications gallo-romaines de la ville de Gratianopolis
Eau-Forte, aquarelle, 1630 environ
Coll. Musée dauphinois - n° Inv 71.67.2

Coll. Musée dauphinoisColl. Musée dauphinois

Plan de Grenoble et de ses fortifications
Murs des enceintes Lesdiguières, début XVIIe siècle
Aquarelle, 1796
Coll. Musée dauphinois - n° Inv 95.15.205a

Coll. Musée des plans-reliefsColl. Musée des plans-reliefs

Plan de Grenoble et de ses fortifications
Aquarelle, 1740
Coll. Musée des plans-reliefs

Coll. Musée dauphinoisColl. Musée dauphinois

Plan de Grenoble et de ses fortifications
Les fortifications du 19e siècle
Gravure en couleur, 1902
Coll. Musée dauphinois - n° Inv 91.75.1

VUES DE GRENOBLE ET DE SES FORTIFICATIONS

Coll. Musée dauphinoisColl. Musée dauphinois

Vue de Grenoble
Israël Silvestre
Eau-Forte, 17e siècle
Coll. Musée dauphinois - n° Inv 95.15.11

Coll. Musée dauphinoisColl. Musée dauphinois

Vue de Grenoble
Eau forte, aquarelle, 17e siècle
Coll. Musée dauphinois - n° Inv 95.15.9

Coll. Musée dauphinoisColl. Musée dauphinois

Vue de Grenoble
Gustave Margain
Lithographie, 19e siècle
Coll. Musée dauphinois - n° Inv 95.15.47

Coll. Musée dauphinoisColl. Musée dauphinois

La porte Saint-Laurent
Alexandre Debelle, 19e siècle
Coll. Musée dauphinois - n° Inv 95.15.110

Coll. Musée dauphinoisColl. Musée dauphinois

La porte Très-Cloîtres
Alexandre Debelle, 19e siècle
Coll. Musée dauphinois - n° Inv 95.15.112

Coll. Musée dauphinoisColl. Musée dauphinois

La porte de Bonne
(en arrière plan : Le Fort-Rabot)
Alexandre Debelle, 19e siècle
Coll. Musée dauphinois - n° Inv 95.15.113

Coll. Musée dauphinoisColl. Musée dauphinois

La porte de Bonne
Jules Guédy
Huile sur toile, 19e siècle
Coll. Musée dauphinois - n° Inv D77.1.11

Coll. Musée dauphinoisColl. Musée dauphinois

Grenoble et ses fortifications
Enceintes Haxo (19e siècle) au niveau de l'actuelle rue Thiers
Coll. Musée dauphinois - n° Inv SN2010.7.597

Coll. Musée dauphinoisColl. Musée dauphinois

Grenoble et ses fortifications
Vue sur caserne Vinoy et la Tour de l'Isle, emplacement actuel du Musée de Grenoble
La zone arborée correspond à l'emplacement des murs d'enceinte, dont certaines parties sont encore visibles dans le square Michalon
Coll. Musée dauphinois - n° inv : SN2006.29.17

Coll. Musée dauphinoisColl. Musée dauphinois

Grenoble, ville militaire
Camp de réservistes dans une caserne
Coll. Musée dauphinois - n° inv SN2010.7.566

Coll. Musée dauphinoisColl. Musée dauphinois

Grenoble, ville militaire
Militaires sur le pont de la Citadelle, reliant le quai Xavier Jouvin à la place Lavalette
Photographie - 19e siècle
Coll. Musée dauphinois - N° Inv : SN2010.7.1005

Carte de Thomas LemotCarte de Thomas Lemot

Grenoble, la ceinture des forts Séré de Rivières
Carte de Thomas Lemot

Photo : Ville de GrenoblePhoto : Ville de Grenoble

Vue aérienne du site de la Bastille, Grenoble
Photo : Ville de Grenoble, Thierry Chenu, 2009

GRENOBLE ET SON AGGLOMÉRATION... APRÈS LES FORTIFICATIONS

  • On ne comprend pas le plan actuel de Grenoble ni les axes de son développement si l'on ne prend pas la mesure de son rôle militaire, si l'on n'évalue pas la contrainte qu'ont fait peser au long des siècles ces murailles de défense et ces portes de ville fermées chaque soir.

    Cent-soixante-dix ans nous séparent de l'état de la ville que présente le plan-relief. La ville comptait moins de 30 000 habitants et vivait pour l'essentiel de l'activité gantière. Avec l'avènement de la houille blanche (l'hydroélectricité) et ses nombreuses applications, elle manquera vite d'espace. Le développement urbain n'a pu véritablement s'ouvrir qu'en 1925, sous la pression du maire Paul Mistral. L'acte symbolique de la rupture du corset des fortifications est la tenue de l'Exposition internationale de la Houille blanche et du tourisme, que l'on installera sur les glacis (le polygone du génie) où il était interdit de construire, après avoir abattu les murs. Le développement vers le sud de l'agglomération est ouvert et, par phases successives, s'étendra jusqu'à couvrir l'ensemble de la cuvette grenobloise, voire à conquérir les pentes et désormais les massifs proches.

    Le plan-relief est à cet égard un bel outil pédagogique ; confronté aux plans des périodes suivantes, voire à la photo aérienne contemporaine, il invite à la réflexion, chacun pouvant s'interroger sur les nouveaux développements qu'il faut préparer, sur la ville que nous voulons construire pour demain.


    Le patrimoine fortifié de l'agglomération


    Au coeur de Grenoble et sur plusieurs communes de l'agglomération demeurent des vestiges des fortifications de toutes périodes. Le rempart romain est visible en plusieurs lieux, mais surtout sous la place Notre-Dame, au Musée de l'Ancien Evêché. Le rempart médiéval est lui aussi mis en valeur, dont demeure la tour de l'île, aujourd'hui intégrée au Musée de Grenoble ; l'enceinte Lesdiguières est encore très présente et reconnaissable à ses échauguettes et à la porte de France ; tandis que de Vauban ne demeure qu'une poudrière, en manque d'affectation.
    Mais les fortifications les plus nombreuses qui nous sont demeurées relèvent du XIXe siècle : le fort du Saint-Eynard et celui du Bourcet ont été restaurés par un particulier passionné ; celui du Mûrier par la municipalité de Gières ; tandis que la Bastille, patiemment restaurée au cours des dernières années, est devenue une destination touristique et culturelle majeure, apte à rendre compte de façon permanente de la relation de Grenoble avec son patrimoine militaire.

 

BLANCHARD, Raoul. . Rapport général. Grenoble : Imprimerie générale, s.d. [1925], planche VII.BLANCHARD, Raoul. . Rapport général. Grenoble : Imprimerie générale, s.d. [1925], planche VII.

Emplacement de l'exposition Exposition internationale de la Houille Blanche et du Tourisme de Grenoble avant  l'aménagement en 1925
Précédemment :
polygone du Génie, terrain militaire
A gauche : Fortification Haxo (19e siècle)
Aujourd'hui : Parc Paul Mistral

A gauche de l'image : murs de l'enceinte du XIXe siècle

Coll. Dauphiné LibéréColl. Dauphiné Libéré

Politique d'urbanisation de Grenoble

Le Général Charles De Gaulle et Hubert Dubedout, maire de Grenoble

devant une maquette dans le hall de l'Hôtel de ville de Grenoble.

De gauche à droite :
le Préfet de l'Isère, Christian Fouché, Jean Verlhac, François Missoffe, Pierre Dumas.

Février 1968.

Coll. Dauphiné Libéré (Cliché Musée dauphinois, n°inv A91 955)

BD-Ortho - IGN, 2009BD-Ortho - IGN, 2009

Urbanisation contemporaine de l'agglomération de Grenoble
Photographie aérienne
BD - ORTHO - IGN, 2009

Les coulisses de l'exposition

Montage du plan-relief de Fort-Barraux au Musée dauphinois


Montage du plan-relief de Fort-Barraux au Musée... par ISERE-CULTURE

 

Montage du plan-relief de Grenoble au MAGASIN-CNAC