Ethnologue, résistante de la première heure, déportée à Ravensbrück avec Geneviève de Gaulle, sociologue du nazisme et du stalinisme, militant pour la paix en Algérie et combattant l'esclavage, la pauvreté, la torture et la peine de mort, avocate de l'émancipation des femmes méditerranéennes et du droit à l'éducation dans les prisons de France, directeur honoraire de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, la vie de Germaine Tillion est honorable d'engagement, de courage, de dévouement. La République lui a décerné la Grand-Croix de la Légion d'honneur pour ses positions humanistes et les combats qu'elle continue de mener toute sa vie.
Cette création du Théâtre de l'Echappée met en lumière la pertinence des combats de Germaine Tillion.
Les oeuvres de Germaine Tillon : « Ravensbrück » (1946) (nombreuses rééditions), « L'Algérie en 1957 « (1957), « Première résistance en zone occupée ». « Du côté du réseau du musée de l'Homme » (1958), « L'Afrique bascule vers l'avenir », « Les Ennemis complémentaires » (1960, nouvelle édition en 2005), « Le Harem et les cousins » (1966), « La Traversée du mal » (1997), « Il était une fois l'ethnographie » (2000), « Le Verfügbar aux enfers, une opérette à Ravensbruck » (2005), « A la recherche du vrai et du juste ». biographies: Jean Lacouture « Le témoignage est un combat », Tzvetan Todorov « Mémoire du mal, tentation du bien », Nancy Wood « Germaine Tillion, une femme-mémoire (d'une Algérie à l'autre »)
SIte internet de la Compagnie de L'échappée
Cette lecture a été proposée le mercredi 23 mars 2005 au musée dauphinois
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Ardente défenseur des droits de l'homme, Germaine Tillion a combattu l'esclavage, la pauvreté, la peine de mort. Elle a lutté pour la scolarisation des plus démunis, d'abord en Algérie, puis dans les prisons françaises pour le droit à étudier. Elle prenait encore partie ces derniers temps pour dénoncer l'utilisation de la torture en Irak. La multiplicité de ses engagements, son attachement à la vérité et à la justice en font une femme d'exception. Adoptant une position éclairée face à chaque déferlante de l'histoire du XXe siècle, elle semble avoir été portée par l'énergie du savoir, comme d'autres le sont par celle du désespoir. Et n'a pas hésité à dire non et à résister, quand devant elle l'histoire dérapait : non à Pétain lorsqu'elle est des premiers réseaux clandestins dès juin 1940, non à l'entreprise de déshumanisation du camp nazi où elle est déportée en 1943, non à la pauvreté des paysans algériens échoués dans des bidonvilles en 1954, non à la torture et aux assassinats tandis que le sang coule dans toute l'Algérie. Par-delà la justesse de ses choix, toujours confirmée par le cours des événements, la force de Germaine Tillion est d'avoir conjugué action et réflexion, chacune de ses positions reposant sur une analyse rigoureuse. Ethnologue, elle n'a cessé d'être sur le terrain depuis sa première mission dans l’Aurès en 1934. Etudier, questionner, comprendre et écrire sur ce qui l'entoure lui ont permis de surmonter le pire à Ravensbrück quand elle entreprend clandestinement l'étude du fonctionnement du camp. « C'est tellement important de comprendre ce qui vous écrase. C'est peut être cela qu'on peut appeler "exister" » (« A la recherche du vrai et du juste » 2001). Soif d'expliquer et de comprendre, c'est avant tout une quête de la justice et de la vérité qui anima l'ethnologue dans son engagement dans le siècle. |
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| DATE | Du 04/02/2005 au 08/05/2005 |
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MD Journal Expo 06 |
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