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La controverse de Valladolid

LA CONTROVERSE DE VALLADOLID.
En 1550, une polémique secoue la Chrétienté et la Couronne d'Espagne. Faut-il civiliser et convertir les habitants des Nouvelles Indes ? Justement, ces habitants, qui sont-ils ? Des hommes et des femmes, oui, mais relevant de quelle catégorie ?
La pensée d'Aristote, toujours vivace à l'époque, divise qui, civilisés, sont nés pour commander et ceux qui, barbares ou sauvages, sont nés pour être asservis. L'Église de Rome s'accomodait alors volontiers de cette "théorie de l'espèce", brandissant l'étendard du Vrai Dieu justifiant toutes les guerres contre les idolâtres. mais pour d'autres, au contraire, le droit divin n'abolit pas le droit humain. À Valladolid, cette année-là, voici les deux grandes thèses philosophiques qui opposèrent des hommes d'Église, dans ce que certains historiens appellent le premier grand débat des droits de l'Homme.
La controverse de valladolid est donc un fait historique avéré, dont Jean-Claude Carrière a fait un propos dramatique. Même s'il y prend sciemment quelques libertés avec l'Histoire : "La vérité que je cherche n'est pas historique mais dramatique", la joute verbale et l'action y sont vraisemblables, savoureuses, truculentes et parfois désopilantes. La portée moderne du débat est époustouflante. En effet, comment ne pas reconnaître dans notre époque les survivances de ce lointain passé.

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