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Ressources & collections

Montre gousset en trois or différents (jaune, blanc, rose) créée au XVIIIè siècle. Horloger : Jacques MOLLARD. Collection Musée dauphinois

Nouvelles acquisitions

Le Musée dauphinois est né en 1906, de l’œuvre d’un seul homme, grand érudit, collectionneur passionné et collecteur éclairé : Hippolyte Müller. Son objectif pour le Musée tenait en une seule phrase : « Relier les premiers occupants d’un pays à ceux qui l’habitent encore. »
Depuis plus de cent ans, le Musée s’enrichit chaque année du produit des fouilles archéologiques, d’acquisitions financées par les collectivités territoriales et l’Etat, par des collectes programmées et par des dons de particuliers. C’est le cas pour trois importantes donations récentes, que nous souhaitons saluer publiquement.

ACQUISITIONS 2011

Anonyme, Portrait de Philibert de Bruillard, évêque de Grenoble
Vers 1825
Huile sur toile
Achat en 2011

Portrait BruillardPhilibert Braillard (ou Braillard) naît à Dijon le 12 septembre 1765, part à Paris pour faire ses humanités au Collège de Navarre avant d’entrer à l’âge de 16 ans à la Communauté de Laon, tenue par des Sulpiciens, tout en fréquentant la faculté de théologie. C’est à cette époque qu’il change son nom pour « Bruillard ». Ordonné en 1789, il choisit de demeurer à Paris exercer son ministère dans la clandestinité et sera un des aumôniers de la guillotine, prêtres insermentés qui accompagnent le condamné à mort jusqu’à l’échafaud et les administrent en secret. Nommé ensuite chanoine honoraire de Paris puis curé de Saint-Nicolas du Chardonnet, il assure la direction spirituelle de Madeleine-Sophie Barat (fondatrice de la Société du Sacré Cœur, qui essaiera au début du XIXe avec Philippine Duchesne, de réinstaller une nouvelle congrégation religieuse féminine à Sainte-Marie d’en-Haut à Grenoble).
Il est nommé le 28 décembre 1825 évêque de Grenoble à l’âge de 60 ans. A cette occasion, il change une seconde fois de nom en adoptant la particule. Son épiscopat s’illustrera par la reconnaissance de l’authenticité de l’apparition de la Vierge à deux jeunes bergers sur la montagne de La Salette (le Musée dauphinois conserve une importante collection sur ce thème).
Il favorise la renaissance de la vie religieuse en Isère alors que les ordres religieux sont encore interdits : installation des dominicains au monastère de Chalais, chapelle des jésuites, installation en 1834 à Voiron des sœurs de la Visitation de La Côte Saint-André et de nombreuses autres communautés. Le catéchisme qu’il édite pour le diocèse de Grenoble sera réédité jusqu’à la première guerre mondiale. Quelques années avant son décès, il démissionne afin de consacrer ses jours à une vie contemplative et prend résidence au couvent des sœurs du Sacré Cœur de Montfleury à Corenc, où il meurt le 15 décembre 1860.
portrait bruillard gros planDès son arrivée à Grenoble, il exigea d’importants travaux à l’évêché : réfection des appartements, aménagement d’une chapelle, suppression des tribunes de la cathédrale et surtout reconstruction du clocher, qu’il estime en ruine, afin d’embellir la façade. L’architecte Malet réaménagea alors ses appartements et réalisa en 1830 les somptueux décors de la chapelle épiscopale. Chapelle qui a été restaurée lors de la création du Musée de l’Ancien Evêché et qui est aujourd’hui une des salles d’exposition temporaire dans laquelle ce portrait pourrait prendre place dans un avenir proche.
Portrait à mi-corps du prélat portant un surplis et d’importants rabats, le camail boutonné et doublé de rouge et la calotte noire. Sa croix pectorale, signe de son épiscopat, est suspendue à une chaîne. En haut à gauche, l’inscription prouve le lien particulier entre la Providence et Monseigneur de Bruillard. Ce portrait semble être une réplique d’atelier d’un portrait officiel de plus grand format, connu par la photographie mais non localisé à ce jour.
Le Musée dauphinois possède, en dépôt de la Bibliothèque d’étude de Grenoble, une série de douze portraits d’évêques, dont sept évêques de Grenoble (Jean et Alphonse de La Croix de Chevrières, Pierre Scarron,  Claude Simon…) Ce portrait complètera ce remarquable fonds.
Evêque du renouveau religieux en Isère au début du XIXe siècle et de la refondation des ordres féminins et masculins dans son diocèse, le nom de Philibert de Bruillard est aussi attaché au patrimoine architectural de nombreux édifices religieux en Isère, dont bien sûr la basilique de La Salette. Dans une optique d’enrichissement des collections et d’un souci d’une meilleure connaissance des personnalités qui ont fait l’histoire de notre territoire, cette acquisition nous semble tout à fait cohérente.

Jean-Pascal Jospin, conservateur au Musée dauphinois, présente « Philibert de Bruillard, évêque de Grenoble »


Vous avez dit objet ? Portrait de Philibert de... par ISERE-CULTURE

ACQUISITIONS 2010

MAINSSIEUX Lucien (1885-1958), Portrait de Félix Jourdan
Encre de chine sur papier, 27 x 21 cm

portrait de mainssieuxLucien Mainssieux et Félix Jourdan, tous deux natifs de Voiron (Isère) et artistes, se connaissaient bien. Jourdan a dit de Mainssieux : « J’étais son voisin et je le voyais tous les jours. Il avait le caractère un peu triste, la dent dure et il peignait, le soir, des couchers de soleil mélancoliques ».

Félix Jourdan est une personnalité iséroise. Il est né dans une famille d'industriels du textile à Voiron.
Il refuse de passer des examens et ne se présente pas au baccalauréat.
Passionné d'archéologie, il devient l'élève d'H. Müller. Puis fait des recherches sur les Etrusques en Italie, les Incas dans les Andes chiliennes, les ruines romaines de Djemila...
Sa deuxième passion est l'électrochimie. Il suit des cours à l'institut électrotechnique de Grenoble. Il gagne sa vie dans les usines d'Ugine et s'intéresse à la synthèse de l'ammoniaque. Mobilisé en 1916, il est envoyé en Italie, réalise la synthèse de l'ammoniaque, est nommé directeur du Laboratoire militaire de Rome. La paix revenue, il s'intéresse à la leucite et à l'aluminium, passe des contrats avec ALCOA. Il donne aussi libre cours à sa passion, la peinture.
Il revient à Voiron en juin 1940, part pour l'Argentine en 1942, y dirige une usine de fabrication d'oxyde de béryllium jusqu'à l'arrivée au pouvoir de Peron. Il passe au Chili, se passionne pour les nitrates de soude, est nommé professeur à l'Université de Valparaiso. Il devient l'ami de Salvador Allende.
En 1958, de retour à Voiron pour des raisons de santé, il y multiplie les aquarelles. Invité par une cousine, il découvre Djemila, participe aux fouilles et réfléchit aux problèmes du Tiers-Monde. Homme de science, avide de couleurs, grand voyageur, grand aventurier, ami des marginaux, Félix Jourdan est un personnage hors du commun.

ACQUISITIONS 2009

MONNAIES EN OR MEROVINGIENNES FRAPPEES A GRENOBLE - Royaume franc de Bourgogne (575-675)
→ acquisition Musée dauphinois, 22 octobre 2009

monnaie ancienne
Très rares sont les monnaies mérovingiennes en général et encore plus celles frappées à Grenoble (moins d'une dizaine connue).
> Deux exemplaires de la collection de Gustave Vallier, célèbre numismate et historien grenoblois, rédacteur du premier inventaire des collections de monnaies de la bibliothèque municipale viennent d'être acquises en vente publique et en procédure de préemption par le Musée dauphinois le 22 octobre dernier en salle des ventes à Drouot (étude Beaussant Lefèvre).  
> Outre leur rareté, l'intérêt de ces documents, est d'avoir dans les collections publiques grenobloises des monnaies dont la légende fait explicitement référence au nom que la ville reçut au Bas Empire sous le règne de l'empereur Gratien : Gratianopolis.
Par ce geste les édiles de Cularo remerciaient l'empereur d'être intervenu pour la création d'une nouvelle cité épiscopale à Grenoble vers 380.
L'importance de la ville, siège d'un évêché lui valut d'avoir un atelier monétaire au haut Moyen âge.

N° 40
Tremissis de Grenoble, monétaire FLAVINUS
Droit : buste d'un personnage barbu à droite. Légende : + CRAC INOPE
Revers : croix pattée dans un grènetis. Légende : FLAVINUS MONITA
Poids : 1 g 11 ; diamètre : 1,2 cm
VI-VIIe siècles
Cette monnaie trouvée à Dullin (Savoie) en 1866, est entrée dans la collection de Gustave Vallier, numismate et historien dauphinois
Bibliographie : G. Vallier, Numismatique mérovingienne de Grenoble, annuaire de la société française du numismatique 1868, page 141.

N° 41
Tremissis de Grenoble, monétaire FLAVINIUS
Droit : buste d'un personnage barbu à droite. Légende : + CRAC INOPELI
Revers : croix pattée dans un grènetis. Légende : FLAVINUS MONITARI
Poids : 1 g 13 ; diamètre : 1,2 cm
VI-VIIe siècles
Trouvée dans les environs d'Annecy cette monnaie faisait partie de la collection de Gustave Vallier en 1872.
Bibliographie : G.Vallier, Numismatique mérovingienne de Grenoble, annuaire de la société française de numismatique, 1868, page 293

DON ROGER ALLEGRET : le Dauphiné en 3 000 volumes

affiche pubRoger Allegret, éditeur parisien, collectionneur et bibliophile pendant cinquante ans est décédé en juillet 2006. Très attaché à l’Isère, il avait proposé que sa bibliothèque de 3 000 volumes sur le Dauphiné soit conservée et valorisée par le Musée dauphinois.
Après lui, son épouse et ses deux enfants ont continué sa démarche auprès du Musée et fait don de ses livres et périodiques, de quelque 330 estampes et affiches, de plus de 1 600 cartes postales et photographies. Récemment la donation a été complétée par un Paysage de montagne, huile sur toile de E. Ravel et deux plats décoratifs (Vue d’Uriage et Vue du monastère de la Grande Chartreuse).
Sa collection de documents d’archives a été versée aux Archives départementales de l’Isère.

DON RENÉ VILLIOT : photographe, chroniqueur de la vie locale

photoRené Villiot a été pendant près de 40 ans correspondant du Dauphiné Libéré dans le Sud Isère, et plus particulièrement à Vizille, du début des années 1950 à la fin des années 1980. C'est donc presque un demi-siècle de vie quotidienne de cette région que l'on parcourt à travers des milliers de négatifs 6x6, soigneusement rangés chronologiquement et renseignés avec précision. C’est un témoignage unique de la vie sociale, politique, sportive, industrielle de ce territoire.

DON JACQUES FLANDRIN : Maurice Dodero, photographe de la vitesse et de l’équilibre ; de l’instant.

skieursJacques Flandrin a offert 650 plaques de verre stéréoscopiques réalisées par son oncle Maurice Dodero (1898-1959) dans les années 1920-1930. Cet ingénieur et enseignant était aussi un grand alpiniste très impliqué dans le secours en montagne et l’aménagement des refuges. Ses photographies révèlent sa profonde sensibilité pour les Alpes.
L’entrée de ce fonds est une étape supplémentaire dans les relations fructueuses établies avec la famille Flandrin, depuis celles du docteur Flandrin avec Hippolyte Müller jusqu’à la donation en 1997 et le legs en 2002 d’œuvres de Victor Cassien par Madeleine Dodero.

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En haut à gauche : Don Roger Allégret. Mort de Saint Bruno, eau-forte d’après Eustache Le Sueur, 17e siècle.
En haut à droite : Don Jacques Flandrin. Photo de Maurice Dodero. En montant à la Grande Aiguille de La Bérarde. 14/07/1928.
En bas : Don René Villiot. Conscrits Jarrie-Champ-sur-Drac. 01/01/1954

Voyageur immobile

Démoli en 1935 parce qu’il menaçait de s’écrouler, le clocher de Sainte-Marie d’en-Haut arborait une imposante statue de la Vierge et supportait sur ses flancs les saints protecteurs de Grenoble : saint Bruno, saint Hugues, saint Ferjus… et saint François de Sales. Retrouvée en 2007 par M. Mercier dans le jardin de la clinique des Bains qui fermait ses portes, la sculpture en fonte de François de Sales, réalisée à la fin du XIXe siècle, retrouve aujourd’hui sa place légitime sous les arcades du cloître de Sainte-Marie d’en-Haut. Un livre volumineux sous un bras, une plume pour écrire dans la main opposée, François de Sales semble plongé dans une profonde méditation.

François de Sales est considéré par l’Eglise catholique comme étant le saint patron des journalistes et des écrivains, pour ses publications qui comptent parmi les tout premiers journaux catholiques et pour ses nombreux ouvrages théologiques.

Découvrez le nouveau parcours de présentation "Il y a quatre siècles, Sainte-Marie-d'en-Haut"