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L’ANCIEN COUVENT DE SAINTE-MARIE D’EN-HAUT

Détail du décor de l’église de l’ancien Monastère de Sainte-Marie d’en-Haut.

Les fondateurs

FRANÇOIS DE SALES

Dans un XVIIe siècle empli de violence mais aussi de renouveau ecclésial, François de Sales apparaît comme un maître spirituel, « prophète de l’amour ». Ses biographes le placent parmi les grands humanistes européens et reconnaissent ses talents littéraires. Un volume de la collection La Pléïade lui est même consacré en 1969…

Né en 1567 à Thorens-Glières (Haute-Savoie) dans une famille catholique, il reçoit d’abord l’enseignement des Jésuites à Paris puis rejoint l’université de Padoue pour suivre des cours de droit civil et de droit canonique. Naît alors sa vocation à servir une foi éclairée. Rejetant la carrière qui lui était offerte à la Cour de Savoie, il choisit la prêtrise en 1593 et  s’installe en Chablais (Savoie), territoire gagné à la cause de Calvin, pour y ramener la foi catholique. Il obtient en peu de temps – et pacifiquement - des centaines de conversions, en glissant des lettres sous les portes des habitations, destinées à ramener les âmes à la foi catholique.
Par la suite, il devient coadjuteur de l’évêque de Genève en 1599 puis évêque et prince de Genève de 1604 à sa mort.

Guide spirituel, il écrit, enseigne, conseille, exhorte… Traduites dans plusieurs langues, Introduction à la vie dévote en 1609 et le Traité de l’amour de Dieu sont des publications qui font encore référence. François de Sales prêchait inlassablement la sainteté pour tous. C’est pourquoi il crée pour la première fois un ordre ouvert à toutes les femmes exclues jusque-là des grands ordres.

Il s’éteint à Lyon en 1622. Béatifié en 1661, canonisé en 1665, il est proclamé docteur de l’Eglise en 1877 et enfin saint patron des journalistes et des écrivains.

JEANNE-FRANÇOISE FREMYOT DE CHANTAL (1572-1641)

Fille du président Frémyot du Parlement de Dijon, Jeanne de Chantal épouse en 1592 le baron Christophe de Rabutin-Chantal dont elle aura six enfants. À la mort de son époux en 1601, elle choisit de se consacrer à Dieu et fonde l’ordre de la Visitation avec François de Sales en 1610.

À la mort de François de Sales, elle rassemble afin de les éditer tous les écrits théologiques de son « bienheureux père ». Ces documents réunis constitueront également un précieux témoignage pour la canonisation de François de Sales.

Elle suit la construction des monastères, s’assure de leur conformité aux directives de l’ordre ; elle supervise la fondation de soixante-quatorze monastères en France (dont celui de Paris où elle fut supérieure en 1619), en Suisse et au Piémont (elle fut supérieure de la Visitation de Turin en 1638).

Jeanne de Chantal meurt le 13 décembre 1641 à Moulins, âgée de près de soixante-dix ans. Mère Françoise-Madeleine de Chaugy, sa petite-nièce entrée à la Visitation et secrétaire, rédige les Mémoires sur la vie et les vertus de sainte Jeanne-Françoise Frémyot de Chantal. Béatifiée en 1751, elle sera canonisée en 1767. Comme elle fut épouse, mère de famille, religieuse, mère supérieure, fondatrice de monastères et guide spirituelle, elle demeure la « patronne de toutes les vocations féminines ». Sa petite fille la marquise de Sévigné lui rendra hommage à de nombreuses reprises dans ses fameuses Lettres.

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