Accueil du site
ACCUEIL / SAINTE-MARIE D’EN-HAUT / Le monastère de Sainte-Marie d'en Haut
Votre barre d'outils Diminuer la taille de la police (petite).Augmenter la taille de la police (grande).Augmenter les contrastes en inversant les couleurs.La mise en forme courante correspond à celle par défaut. Pour imprimer le document, utilisez les fonctionnalités de votre navigateur. Envoyer à un ami

L’ANCIEN COUVENT DE SAINTE-MARIE D’EN-HAUT

Détail du décor de l'église de l'ancien monastère Sainte-Marie d'en-Haut

Le monastère de Sainte-Marie d'en Haut

Tout monastère est identifiable par le nombre de bâtiments qui le composent.
Le premier espace que l’on construit est l’église où sont célébrés quatre fois par jour les offices.

La maçonnerie utilisée pour la construction du monastère de Sainte-Marie d’en-Haut est de tout venant, le bâti est sobre, l’apparence extérieure austère, privée de grand clocher qui pointe vers le ciel, de décors et de sculptures. Très peu d’ouvertures donnent sur la ville. Le bâtiment est prévu pour former une frontière entre la partie accessible aux laïcs et celle réservée à l’usage exclusif des moniales.

L’ÉGLISE
Appelée aujourd’hui « chapelle », l’église est le lieu sacré où les fidèles se réunissent pour prier et célébrer la messe devant le Christ symboliquement présent.
Les croyants s’installaient dans la nef durant les offices, face au retable dont les flamboyants décors baroques affirmaient le triomphe de la Réforme catholique au XVIIe siècle. Les peintures des murs et des voûtains constituaient un véritable catéchisme.

Extrait de l’entretien filmé de Gérard Sabatier
« Les religieuses qui avaient prononcé leurs vœux et qui étaient donc cloîtrées, étaient issues de la haute société et c’était cette haute société qui était conviée à venir dans la chapelle au moment des cérémonies, au moment des fêtes mariales notamment, puisque nous sommes dans une chapelle qui est dédiée à la Vierge Marie, à la Visitation. Donc un public épisodique, un public restreint et un public cultivé. On est en fait dans un lieu où doit se tenir une louange permanente pour saint François de Sales, pour la Vierge, pour l’ordre de la Visitation. Ces peintures ont finalement une destination mystique, il s’agit d’une action de grâce en images. Et c’est pourquoi ce lieu est unique et c’est ce qui fait toute son importance dans le domaine de l’histoire de l’art mais aussi dans le domaine de la civilisation du XVIIe siècle. »

LE CHOEUR DES RELIGIEUSES
C’est dans cet espace situé à proximité du sanctuaire de l’église, que les visitandines se rassemblaient pour suivre la messe. Une lourde grille empêchait tout contact avec l’extérieur et maintenait les religieuses hors des regards. Les murs dépouillés, les hautes baies et l’absence de supports intérieurs leur permettaient de voir et d’entendre parfaitement la liturgie. Sur le mur du fond et face à la grille, les sièges surmontés d’une croix étaient réservés à la mère supérieure et à son assistante qui dirigeaient les offices et veillaient à l’observance de la règle. Les autres sœurs se plaçaient à leurs côtés.

Extrait de l’entretien filmé d’Anne Cayol-Gerin
« Comme il ne pouvait y avoir de communication tactile, une grande grille séparait l’église du chœur des religieuses. Les visitandines pouvaient entendre le déroulement de la messe, y participer, joindre leurs chants à ceux de l’assemblée mais en vivant la liturgie totalement séparées des autres croyants. Lors de la communion, seul moment où le contact est inévitable, les religieuses s’approchaient d’un petit guichet prévu dans la grille, sans pour autant être aperçues du public des laïcs ».

Le cloître
Espace clos et coupé du monde, le cloître est au cœur même du monastère chrétien.
Constitué d’une cour carrée entourée de galeries qui ouvraient sur les différents espaces communautaires, il permettait aux religieuses de déambuler par tous les temps. Aux extrémités des allées, des oratoires étaient destinés à recevoir des statues de la Vierge ou des saints. Les murs étaient ornés de sentences peintes par les sœurs. Lieu de silence ouvert sur le ciel, le cloître était réservé à la vie monastique, dite « cloîtrée ».