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Filer la métaphore - La Mercerie

Les journées du matrimoine 2007

PAGE EN COURS DE CONSTRUCTION

LE TEMPS DE BOUTONNER LES ESPACES - L’ESPACE DE BOUTONNER LE TEMPS

La Mercerie est un collectif artistique et in(ter)disciplinaire intéressé par la construction sociale. L’identité du collectif s’est construite au fil du temps autour de la « Zone d’Intention Poétique » et du dispositif artistique participatif développé par l’artiste Michel Jeannès à partir du bouton, objet fonctionnel envisagé comme métaphore du lien social et « Plus petit objet culturel commun ».
Implantée dans le quartier de la Duchère à Lyon depuis 1998, La Mercerie propose des dispositifs, invitant chacun à contribuer à différentes propositions : Coudre son histoire à un bouton, la Bibliothèque virtuelle, Secrets de femmes, Boîtes à boutons - Boîtes à mémoire, etc.
Depuis 2003 La Mercerie met en œuvre les Journées du Matrimoine dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine. La boîte à boutons, conçue comme boîte à mémoire, trésor domestique et objet de transmission intergénérationnelle est au centre de l’événement.
En connivence avec le Musée dauphinois pendant un an, la Zone d’Intention Poétique s’est amplifiée en Isère, impliquant de nouveaux partenaires : la Maison des Jeunes et de la Culture Les Allobroges, la Bibliothèque municipale Teisseire-Malherbe, le CCAS de Grenoble, la Bibliothèque départementale de l’Isère, le Musée de la Viscose à Échirolles, le lycée professionnel André Argouges, la Maison des Écrits d’Échirolles et les merceries « Au minou » et « Au petit Lyon ».
À l’occasion des Journées européennes du patrimoine 2007, un parcours d’installations a été proposé à travers l’ancien couvent de Sainte-Marie-d’en-Haut. Il rendait compte d’une partie du travail réalisé en amont, tant à Lyon, qu’en Isère.
Alors que les espaces d’expositions du Musée étaient fermés pour cause de travaux, l’exposition souhaitait boutonner les espaces et les temps, et notamment ceux de cette institution centenaire, afin d’en souligner sa fonction essentielle de passeur

 

LA BOITE À BOUTON D’HIPPOLYTE MÜLLER

Entretien avec Jean-Pascal Jospin, conservateur au Musée dauphinois.
Cet entretien filmé autour des boutons collectés par Hippolyte Müller, fondateur du Musée dauphinois, permet de découvrir un regard scientifique tout autant que poétique sur les objets de la collection du musée.
Cette évocation de l’histoire et de la fonction du musée de société dans la cité révèle les enjeux de la collecte, de la conservation et du partage des témoignages recueillis autour des objets, matériels ou immatériels, précieux ou modestes, souvent transmis, toujours porteur de sens.

BOUTONS ET PAPETIERS

Présentée avec une botte de papier, reliquat de l’exposition Papetiers des Alpes – Six siècles d’histoires portant sur la connaissance et la mise en valeur du patrimoine industriel de la filière papetière, cette installation est un hommage à Anne-Marie Huissoud (21 mai 1933 – 22 janvier 2007), habitante du quartier de la Duchère à Lyon ayant participé dès la première heure au dispositif de la Mercerie.
Le souvenir individuel éclaire l’histoire collective : ce témoignage porte la mémoire de la vie ouvrière de la région. De cette salle, on aperçoit par la fenêtre les sites de l’activité papetière.

Illustration : Fiche témoignage « Coudre son histoire à un bouton » d'Anne-Marie HUISSOUD et Installation au musée

LA TRAINE DE LA MARIEE

La fermeture de la mercerie « À l’Économe » à Lyon.

Figure du petit commerce et de l’échange, les merceries sont de plus en plus rares.
Le film est composé de deux longs plans fixes (42 minutes), tournés à un mois d’intervalle, lors de la fermeture de la mercerie centenaire « À l’Économe » à Lyon, pendant l’été 2005. Les plans se superposent dans un long effet de fondu. Les personnes qui entrent et sortent prennent une allure diaphane et transparente, comme déjà inscrits dans la présence-absence des souvenirs. Entre le début et la fin de la séquence, l’enseigne de lettres métalliques a disparu.
Le plan séquence imagé est suivi d’une séquence en image noire, habitée par un entretien sonore entre le réalisateur et Christiane Dubray, vendeuse pendant 24 ans « À l’Économe ». Le motif initial de cet entretien, prétexte à la rencontre, est donné par l’évocation du  film « Brodeuses » de Éléonore Faucher (2004) pour lequel « À l’Économe » avait fourni certains accessoires.

Captures du Film vidéo, 69'31'', projeté sur écran, in situ. Avec la participation de Catherine Deydier (gérante) Christiane Dubray (vendeuse), et des clientes et clients des derniers jours.
Production La Mercerie, 2006

COUDRE SON HISTOIRE À UN BOUTON

L’axe principal du dispositif de la Mercerie est constitué par cette collecte amorcée dès 1998.
L’ensemble comporte actuellement quelques six cent participations, dont la moitié de témoignages de vie. Chaque présentation fait l’objet d’un choix et d’un agencement spécifiques.
Les contributions récentes intègrent l’ensemble et l’enrichissent de leurs singularités.

Le visiteur est invité à prendre une fiche participative vierge et à la retourner au Musée dauphinois ou à la Mercerie après y avoir à son tour cousu un souvenir.

témoignages « Coudre son histoire à un bouton », présentées dans la chapelle baroque du Musée dauphinois.

histoire - Histoire

Françoise Le Roux, auteure du témoignage, découd un bouton de la veste de déporté de son oncle afin de le recoudre sur la fiche cartonnée. Par ce geste, elle témoigne de la persistance d’un lien et ouvre un espace de parole à un fragment d’histoire mortifère.

Ces éléments sont mis en regard de l’annonce de la prochaine exposition du Musée dauphinois, consacrée à l’ethnologue Eugénie Goldstern, cette figure peu connu de l’ethnographie européenne, spécialiste du monde alpin, déportée et gazée dans le camp d’extermination de Sobibor en 1942.

Extrait du film Boîte à boutons - Boîte à mémoire - Françoise Le Roux

BOITE À BOUTONS - BOITES À MÉMOIRE

À partir de la boîte à boutons, conçue comme boîte-à-mémoire, trésor domestique et objet de transmission intergénérationnelle, Claudine Silhol évoque les souvenirs de sa jeunesse.
Confiée à l’artiste pour le temps de l’exposition, le contenu de la boîte est triée et arrangée en une composition tissée de jeux d’enfance.

Ecouter l'enregistrement (45mn)

 

Illustration : Boîte à boutons de Claudine Silhol arrangée par Agnès Perroux, plasticienne, membre du collectif de La Mercerie

RACONTER - IMAGINER - CLASSER

LES BOUTONS DU FONDS MAURICE BOISSIEUX
Entretien avec Marie-Andrée Chambon, chargée de conservation des objets au Musée dauphinois.

Maurice Boissieux, pharmacien grenoblois, fut durant toute sa vie « collectionneur de collections ». Légué au Musée dauphinois par sa veuve, l’ensemble est composé de quatre mille objets quotidiens, dûment répertoriés et étiquetés, dont un lot de boutons cousus sur cartes. La vidéo propose un double portrait : celui du collectionneur et celui d’une des professionnelles du musée. Ou comment les objets les plus infimes permettent de reconstituer les histoires des hommes et des femmes.

 

RACONTER, IMAGINER, CLASSER
Cartes à boutons réalisées par des enfants

Cette vidéo présente un fragment d’une visite de l’exposition Gens de l’alpe par les enfants de l’atelier. Franck Philippeaux, responsable de la médiation culturelle au Musée dauphinois raconte l’histoire des paysans qui se transformaient en passeurs de cols, et colportaient boutons, articles de mercerie et visions du monde. La visite se termine par un regard sur les cartes à boutons du collectionneur Maurice Boissieux, et une réflexion sur l’inventaire et le classement. Á partir de cette réflexion, les enfants, qui ont réalisé leurs propres boutons en atelier, les ont mis en commun, choisis, classés et mis en carte.
La fiche témoignage Coudre son histoire à un bouton de Suzette Jules, artisane à Saint-Étienne au 20e siècle rappelle la méthode de confection des boutons artisanaux brodés de perles que les enfants ont suivie avec les écarts et l’inventivité de leur âge. Un geste de transmission accompagné et guidé au cours de l’année par Suzane Mainguet, responsable de l’atelier.

CHANTIER OUVERT

Cette tonne a été collectée depuis 2000 auprès d’habitants, de merciers, grossistes et fabricants. Sur le registre symbolique, il s’agit d’une masse de générosité en expansion.
Elle est régulièrement exposée sous des formes diverses (en tas, répandue au sol sur une aire en forme de bouton baptisée « rond-point-point-de-rencontre », etc.) et se charge à chaque présentation des gestes des « regardeurs ». Elle constitue aussi la matière première de la Centrale de tri, autre volet du dispositif de la Mercerie, activé ici ou là avec des habitants de différentes villes (Lyon, Béziers, Thônes, et prochainement Grenoble).

Ici, elle est présentée dans un sac de chantier dont elle éprouve la contenance, tout en renvoyant à l’actualité d’un musée en travaux.

LA BIBLIOTHÈQUE VIRTUELLE

Le portrait littéraire du bouton a été amorcé en 2000. Il se construit au fil des trouvailles des lecteurs qui, tombant sur un passage dans lequel l’auteur parle d’un bouton, en notent les références et les transmettent à la Mercerie.
L’artiste Michel Jeannès accueille les contributions, les archive et les agence dans une œuvre en ligne (www.lamercerie.eu). Sur le site Internet de la Mercerie, des liens ouvrent sur des espaces permettant de mieux connaître chaque auteur*.
Les lecteurs des bibliothèques municipales de Grenoble, de la Bibliothèque Départementale de l’Isère et les bibliothèques de son réseau participent actuellement au développement cette pièce avec leurs lecteurs.

Présentation de la rubrique « La bibliothèque virtuelle » du site www.lamercerie.eu

Lectures

Le dimanche 16 septembre 2007, dans le cadre des Journées du Matrimoine, le collectif La Mercerie a proposé des lectures d'extraits littéraires, où le bouton ou Plus Petit Objet Culturel Commun est au cœur du récit. Ces extraits ont été collectés dans le cadre du dispositif de la bibliothèque virtuelle.

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