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ACCUEIL / LES EXPOSITIONS DU MUSÉE DAUPHINOIS / Les expositions depuis 1958
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Les expositions depuis 1958

Depuis 1958, le Musée dauphinois a programmé plus de 140 expositions !


Le Musée vit de cette grande respiration faite de collectes et de restitutions, d'acquisitions et d'expositions. Les thèmes explorés relèvent d'une découverte, d'une recherche qui s'achève, d'une commémoration qui se prépare, d'une acquisition ou d'une urgence.

À chacun de ces choix, une relation s'instaure entre le musée et les habitants d'un village, d'un massif, d'une vallée, des éleveurs transhumants, des potiers, des représentants du monde ouvrier, des immigrés italiens, grecs ou encore maghrebins, voire, s'agissant du Tibet ou de l'Afrique, d'associations locales en relation avec ces régions du monde.

En donnant forme, ambiance et lumière aux expositions, scénographes et graphistes contribuent à l'évolution d'une muséographie en constante expérimentation.


PREMIÈRES COULEURS
La photographie autochrome
De mai à septembre 2015

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CONFIDENCES D'OUTRE-TOMBE
Squelettes en question

De décembre 2014 à janvier 2016

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[K]RÂNES42
La catacombe artistique
Décembre 2014 - Décembre 2015

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À L'ARRIÈRE COMME AU FRONT.
LES
ISÉROIS DANS LA GRANDE GUERRE

Du 21/03/2014 au 30/06/2015

Éloignée des zones de combat, l’Isère n’en est pas moins profondément marquée par la Grande Guerre, tant en raison des effets de la mobilisation que par les conséquences militaires, économiques, sociales et politiques sur le territoire même du département :  hôpitaux, la plupart temporaires, pour soigner les blessés qui arrivent depuis le front ; prisonniers de guerre allemands dont la main d’œuvre est requise pour de nombreux chantiers ; transformation de l’industrie iséroise au service de la défense nationale, avec l’émergence de nouveaux domaines d’activité liés au conflit ; etc. À l’occasion du centenaire de 1914, l’exposition invite à découvrir la vie quotidienne en Isère lors du premier conflit mondial.

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VOIR MIDI À SA PORTE. CADRANS SOLAIRES DE L’ISÈRE

Du 13/12/2013 au 13/01/2015

Matérialiser l'idée du temps qui passe a toujours fasciné. Alignements mégalithiques et calendaires, horloges, sabliers, cadrans solaires ou même de simples tiges plantées dans le sol pour capturer la course de l'ombre, l'homme n'a eu de cesse de perfectionner ces mesures du temps, au gré de ses besoins. Afin de faire toute la lumière sur les cadrans solaires qui ornent encore à profusion les façades de l’Isère - plus de 700 inventoriés plaçant ce département parmi les plus riches en cadrans conservés -, l’exposition met en scène ce patrimoine singulier et parfois en péril malgré un regain d’intérêt, à la fois populaire et savant, pour retrouver l'histoire politique et religieuse de la France à l'échelle locale.

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CARACTÈRES D'ALTITUDE. PORTRAITS SONORES ET PHOTOGRAPHIQUES DES ÉCRINS

Du 18/10/2013 au 12/05/2014

Exposition itinérante. En partenariat avec Le Parc National des Écrins et le Centre de l'Oralité Alpine.

Comment vivre aujourd’hui la montagne dans un parc national ? Quelle place les politiques de protection de la nature accordent-elles à l’homme et au patrimoine culturel ? Pour tenter de répondre à ces questions, ethnologues et artistes ont parcouru le massif aux sept vallées. L’exposition invite à contempler les sommets des Écrins par le biais de photographies enrichies d’une création polyphonique. Des habitants du massif se livrent en toute liberté dans des portfolios sonores pour évoquer leur quotidien dans une montagne humaine, où la protection de la nature intègre aussi sa part culturelle. Ces "caractères d’altitude" invitent ainsi à s’interroger sur les missions et le renouveau du Parc qui fête ses 40 ans.


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LES DESSOUS DE L'ISÈRE. UNE HISTOIRE DE LA LINGERIE FÉMININE

Du 21/03/2013 au 21/09/2014

Fleuron de l’industrie iséroise au XXe siècle, la fabrication des sous-vêtements féminins a laissé dans les mémoires des marques aux noms évocateurs : Lora, Lou, Valisère ou encore Playtex. Mais le savoir coudre alpin s’est exporté et les usines textiles ont quitté l’Isère. L’exposition retrouve la mémoire de cette industrie disparue et retrace un siècle d’évolution des mœurs et de notre rapport au corps et à l’intime. Après l’ère du trousseau, jusqu’au milieu du XXe siècle, le "fait maison" disparaît au profit du prêt-à-porter des grands magasins. Les usines et les machines perfectionnées produisent les dessous de millions de femmes, avant de subir la mondialisation à partir des années 1980.

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BRETELLES & FABULATIONS

Du 14/02/2014 au 30/06/2014

Deux installations de Rébecca Plisson - rébecca(!)fabulatrice
présentée dans le cadre de l'exposition « Les Dessous de l'Isère - Une histoire de la lingerie féminine »

À la fenêtre, trouver Raiponce
Cette installation s’inspire des thèmes du conte Raiponce des frères Grimm, qui entrent en résonance avec l’architecture du couvent de Sainte-Marie d’en-Haut et l’engagement des sœurs de la Visitation, ses premières habitantes : une tour cellule, une femme cloîtrée, une femme enceinte (thème de la Visitation), une femme voilée…

Magasin général, galerie du temps
Cette installation évoque une grille de temps présentant divers objets de la vie quotidienne liés à la confection à la maison, à l’habillement et à la toilette. Rouets, œufs et métiers à broder, mains de fer, têtes inusables, lessiveuses, … sont détournés et réinterprétés pour offrir une lecture poétique des usages passés.

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ANGÈLE, SUZANNE, MARTINE ET MOI…

Du 14/09/2013 au 15/01/2014

Installation de Stéphanie Miguet. Dans le cadre de l'exposition "Les Dessous de l'Isère. Une histoire de la lingerie féminine".

L'art du papier découpé est une technique permettant de renouer avec un des plaisirs de l'enfance : le découpage. Cet art nomade, originaire de Suisse, requiert peu de matériel mais donne la possibilité de faire naître des univers imaginaires infinis. Les sous-vêtements féminins en papier que Stéphanie Miguet créé exaltent la finesse et la fragilité des dentelles, tant prisées (et parfois reprisées...) dans la lingerie. Pour cette exposition, l’artiste s’inspire des dessous ayant appartenu à son arrière-grand-mère Angèle, à sa grand-mère Suzanne et à sa mère Martine. La lingerie de ces quatre générations de femmes prend ici l'allure d'un trousseau imaginaire étendu sur des fils à linge un jour de lessive.

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CHAMBRE NOIRE POUR AMATEURS ÉCLAIRÉS. COLLECTION PHOTOGRAPHIQUE FLANDRIN

Du 18/11/2012 au 16/09/2013

Depuis plus d’un siècle la famille Flandrin enrichit régulièrement les collections du Musée dauphinois de témoignages éclairant l’histoire de notre région. La qualité artistique et documentaire des photographies du « fonds Flandrin » a incité le Musée dauphinois à les présenter au public. La sélection exposée déroule cent années de l’histoire de Grenoble, de 1840 à 1940, à travers la vie d’une famille bourgeoise photographiée dans ses activités professionnelles et dans ses loisirs. À travers les membres de la famille Flandrin, est retracé le parcours des premiers praticiens   professionnels et des amateurs éclairés capables de mener les nombreuses manipulations chimiques nécessaires à la réalisation d’une image.

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L'ISÈRE EN RELIEF.
LES MAQUETTES MONUMENTALES DES FORTIFICATIONS DE GRENOBLE ET DE FORT-BARRAUX

Du 13/10/2012 au 06/01/2013

Après le succès de l’exposition La France en relief (2012 – Grand Palais), le Musée  dauphinois présente les maquettes historiques de Fort-Barraux (1693) et de Grenoble (1840). La fragilité de ces trésors nationaux autant que la complexité de leur transport, limitent leur sortie du Musée des Plans-Reliefs à Paris. En raison de leurs dimensions imposantes, les maquettes sont exposées dans deux lieux : au Musée dauphinois pour Fort-Barraux (18m2) et au MAGASIN – Centre National d’Art Contemporain pour le plan-relief de Grenoble (60m2). Témoignages éloquents de puissances, elles font partie d’une collection de 260 plans-reliefs qui sont l’exacte réplique au 1/600e des villes et des fortifications représentées.

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VOYAGE DANS MA TÊTE. LA COLLECTION D'ANTOINE DE GALBERT

Du 10/03/2012 au 02/07/2012

Ce n’est ni une exposition d’ethnologie, ni une exposition de mode, mais plutôt un voyage immobile autour du monde où chacune des coiffes ethniques de la collection d’Antoine de Galbert est une escale. Une incursion poétique dans un univers de formes, de matériaux et de couleurs, un inventaire d’usages et de rituels. L’exposition propose une lecture de thématiques universelles. Les hommes des quatre coins du monde se couvrent la tête pour se protéger, s’embellir ou parader. Mais loin d’être de simples accessoires frivoles, ces coiffes sont des idéogrammes qu’il convient de déchiffrer, des cartes d’identité déclinant le statut et le rang, traduisant la place de la femme ou de l’homme au sein de l’univers.

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CŒURS D'OUVRIERS. UN TRAVAIL PHOTOGRAPHIQUE DE BERNARD CIANCIA

Du 17/12/2011 au 03/09/2012

Dans le prolongement du travail engagé par l’exposition Être ouvrier en Isère (2008), le Musée dauphinois s’est rapproché du photographe Bernard Ciancia, très proche du monde ouvrier. Bernard Ciancia a fait le tour des industries de production de la région à la rencontre de celles et ceux qui y travaillent au quotidien. Les portraits qu’il ramène sont saisissants de vérité, plus efficaces pour traduire une humanité laborieuse que toutes les statistiques et études. Cette galerie de portraits, vient nourrir le projet du Conseil Général de l'Isère d’un musée de la mémoire ouvrière, sous ses aspects les plus contemporains et viens rappeler, à tous ceux qui en doutaient, qu’il existe toujours des ouvriers !

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UN AIR D'ITALIE. LA PRÉSENCE DES ITALIENS EN ISÈRE

Du 18/11/2011 au 03/01/2013

Afin de témoigner des liens unissant l’Isère à l’Italie et en écho au 150e anniversaire de l’Unità, cette exposition prolonge les travaux consacrés par le Musée dauphinois aux identités locales et livre les recherches scientifiques les plus récentes concernant la présence italienne en Isère depuis l’époque des Allobroges, celles liées au développement du Dauphiné à la fin du Moyen Âge où participèrent banquiers venus d’Italie du Nord, ou encore celles de patriotes transalpins, exilés en France, favorables aux idées de la Révolution. L’histoire des migrants italiens et leurs apports socio-économiques sont racontés, de même qu’est menée une réflexion autour de l’"italianité".

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HANNIBAL ET LES ALPES. UNE TRAVERSÉE, UN MYTHE

Du 21/04/2011 au 02/07/2012

À la fois déconstruction d’un mythe et analyse de l’image du héros, l’exposition retrace le portrait du chef militaire carthaginois Hannibal Barca (247-183 av. J.-C.) et son périple dans les Alpes à la tête d’une armée de mercenaires et d’éléphants afin d’atteindre Rome et de la détruire. Le contexte politique est celui des guerres puniques, opposant Carthage à Rome de 264 à 146 avant J.-C. L’exposition esquisse le portrait d’un personnage controversé et son aventure alpine, à la lumière des sources archéologiques, historiques, littéraires et artistiques. Une collection d’armements puniques, gaulois et romains complétée par des reconstitutions animées des stratégies militaires illustrent cette épopée.

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CE QUE NOUS DEVONS À L'AFRIQUE

Du 15/10/2010 au 09/01/2012

Évaluer ce que nous devons à l'Afrique au regard de l'histoire, apprécier les valeurs et les enseignements portées par les sociétés de ce continent, tel est l’objectif de cette exposition.  Elle ambitionne de bousculer certains préjugés que de nombreux acteurs culturels, associatifs et universitaires isérois dénoncent dans leurs actions. Si l'Afrique est le “berceau de l’humanité”, elle a surtout connu les siècles les plus sombres de son histoire dans ses relations avec le monde et l’Europe. Un passé lié à la domination coloniale, dont elle en subit encore les effets. Une relation d'équité et de reconnaissance mutuelle n’est-elle pas obligatoire pour qu’un développement réciproque pérenne soit possible ?

DÉSERT EN FÊTE

Du 01/06/2011 au 29/08/2011

Reportage photographique de Sylvie Chappaz. En lien avec l'exposition "Ce que nous devons à l'Afrique".

En février 2010, Sylvie Chappaz assiste à la renaissance du Festival de l’Aïr dans la région d’Agadès au Niger, interrompu par trois années de rébellion touarègue. Le reportage qu’elle effectue à la demande de la ministre du tourisme nigérienne, devait être le premier d’une série destinée à montrer le formidable potentiel culturel et touristique du Niger. Fragile et éphémère collaboration : au terme d’une semaine de liesse et de festivités, un coup d’état militaire aboutit à la destitution du président et de ses ministres...
Les images inédites présentée au Musée dauphinois expriment la joie d’une paix que l’on croyait revenue, célébrée par les peuples de l’Aïr et du Sahel rassemblés le temps du Festival.

LES ANNEAUX DE LA MEMOIRE

Du 01/04/2011 au 15/04/2011

Exposition itinérante. En partenariat avec le Comité d’Action Sociale des Originaires des DOM de l’Isère (CASOMI). En lien avec l'exposition "Ce que nous devons à l'Afrique".

Née de la volonté de mettre à la disposition de tous les principales connaissances historiques sur l’histoire de la traite négrière et de l’esclavage, cette exposition cherche à sensibiliser le public aux grandes questions entourant cette période sombre et méconnue de l’histoire coloniale. En suivant le parcours du commerce triangulaire (Europe-Afrique-Amériques), en s’intéressant aux conditions de vie des esclaves, à leurs révoltes et au processus abolitionniste, cette exposition permet de mieux comprendre l’importance de ce phénomène historique dans le développement de nos sociétés modernes, de ses conséquences actuelles et de questions de société : lutte contre le racisme, richesses de l’interculturalité...

SUR LES BORDS DE LA RIVIÈRE SANGHA

Du 02/02/2011 au 28/02/2011

Reportage photographique de Philippe Fabrègue et des habitants d'Ouesso. En partenariat avec FEMOCA (Festives Musiques Originaires du Continent Africain). En lien avec l'exposition "Ce que nous devons à l'Afrique".

Utilisant pour la première fois un appareil photo, les villageois d’Ouesso (Congo Brazzaville) livrent leurs regards, leurs mots partagés, entre espoir et résignation : des pygmées obligés de se sédentariser, un vieux marché qui va disparaître, des filles de 13 ans enceintes et le risque du sida qui court, des femmes revendiquant indépendance et respect, des projets de développement portés par la communauté...

 

VAUCANSON & L'HOMME ARTIFICIEL. DES AUTOMATES AUX ROBOTS

Du 21/04/2010 au 30/06/2011

À l’occasion du tricentenaire de sa naissance, le Musée dauphinois a rendu hommage à Jacques Vaucanson, homme des Lumières né à Grenoble en 1709, créateur de célèbres automates et inventeur du métier à tisser automatique. Rêvant de réaliser un « homme artificiel », il devient précurseur de la cybernétique. Aujourd’hui encore, l’homme cherche à simuler la vie, les automates ayant été remplacés par des robots de plus en plus perfectionnés et intelligents, posant la question des rapports homme/machine. De l’intelligence artificielle aux nanotechnologies, où se situe la frontière entre l’homme, que l’on peut robotiser, et la machine, que l’on peut humaniser ? Allons-nous vers une société de « post-humains » ?

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IL Y A QUATRE SIÈCLES. SAINTE-MARIE-D'EN-HAUT

Depuis le 04/03/2010

En 2010, le Musée dauphinois installé dans les murs du couvent de Sainte-Marie d’en-Haut depuis 1968, revient sur l’histoire de ce lieu à l’occasion du quatrième centenaire de l’ordre de la Visitation Sainte-Marie créé par François de Sales (1567-1622) et Jeanne de Chantal (1572-1641). Ce parcours de présentation permet de redécouvrir les éléments décoratifs de ce remarquable patrimoine religieux propre à l’art baroque. Il est enrichi de portraits des fondateurs, d’ouvrages, d’objets de dévotion du XVIIe siècle ainsi que des témoignages filmés d’historiens, de restaurateurs d’art et de religieuses livrant une lecture détaillée du décor de la chapelle, réalisé en 1667 lors de la canonisation de François de Sales.

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MATRICE

Du 15/05/2010 au 27/09/2010

Installation plastique de Marie Goussé. En lien avec les expositions "Il y a quatre siècles. Sainte-Marie-d'en-Haut" et "Habiter".

Les créations de Marie Goussé, librement inspirées des expositions "Habiter" et "Il y a quatre siècles, Sainte-Marie d’en-Haut", s’installent un peu partout au Musée dauphinois pour donner naissance à des sculptures fragiles, éphémères, comme chargées de rétablir l’instabilité de la vie en ces murs séculaires. Marie Goussé travaille la plume et le textile, deux matériaux qui ont des connivences : ils réchauffent et enveloppent telle une matrice créant la vie en un lent processus de transformations.

Années 2000

TIBÉTAINS. PEUPLE DU MONDE

Du 16/10/2009 au 24/01/2011

En résonance avec le travail que le Musée dauphinois consacre régulièrement aux autres cultures, cette exposition invite à la connaissance de l’histoire du peuple tibétain et défend l’idée que chacun a le droit de vivre selon sa culture. Elle appréhende une population lointaine mais dont le rapport à la montagne, l’activité pastorale et la spiritualité suggèrent quelques comparaisons avec les Alpes. Toutefois, on perçoit des différences comme les précieuses statuettes des divinités du panthéon tibétain, tout dans la nature étant sacré pour ce peuple. La culture et l’identité tibétaine, saisie par la modernité et ayant perdu sa liberté politique, connait des transformations profondes menaçant sa survie.

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HABITER

Du 26/04/2009 au 30/06/2010

Comparer les réponses dont témoigne l’habitat, du monde aux Alpes et d’hier à aujourd’hui, pour réévaluer les liens qui unissent l’humain à l’univers : tel est l’objectif de cette exposition. Elle soulève la question des limites sociales et environnementales que pose l’habitat individuel. En confrontant les modes anciens d’organisation collective aux formes actuelles d’habitat coopératif, elle mène une réflexion qui dépasse le territoire des Alpes sur la recherche du comment vivre ensemble aujourd’hui ? dans un souci de développement durable.

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ROMPRE LE SILENCE. MÉMOIRES DE CHÔMEURS ET PRÉCAIRES EN ISÈRE. 1975-2008

Du 29/11/2008 au 05/01/2009

Exposition itinérante. En lien avec l'exposition "Être ouvrier en Isère. XVIIIe-XXIe siècle"

Du licenciement à la révolte, jusqu’à la question de savoir comment créer une société sans chômage, les témoignages présentés dans l’exposition sollicitent partout la réflexion du visiteur. Faits et vécus se mêlent pour dire pourquoi chômeurs et travailleurs précaires vivent si mal l’indifférence dans laquelle la société les tient. Cette exposition, initialement présentée par le Musée de la Résistance / Maison des Droits de l’Homme, d’octobre 2007 à avril 2008, est le fruit de rencontres avec l’association GALLO, les Arts du Récits et des services du Conseil général de l’Isère (tels la Commission locale d’insertion de Grenoble ou le service Culture et lien social).

ÊTRE OUVRIER EN ISÈRE. XVIIIe - XXIe SIÈCLE

Du 24/10/2008 à janvier 2010

En contexte de crise économique et de mondialisation, l’exposition engage une réflexion sur la condition ouvrière actuelle. Elle retrace l’histoire de ces hommes riches de leurs savoir-faire, exigeants sur la qualité de leur travail,  empreints de valeurs d’entraide, qui ont construit leur culture et forgé un patrimoine commun, dont il convient de conserver la mémoire. Dès la seconde moitié du XIXe siècle, l’Isère a connu une activité industrielle intense, utilisant femmes, enfants et immigrés comme main d’œuvre. Depuis les années 1970, le machinisme réduisant les ouvriers à de simples exécutants et les fermetures d’usines en série font peu à peu disparaître tout ce qui faisait l’identité de la classe ouvrière.

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PREMIERS BERGERS DES ALPES. DE LA PRÉHISTOIRE À L'ANTIQUITÉ

Du 10/04/2008 au 30/06/2009

L’exposition explore une facette du rapport de l’homme à la montagne et propose un voyage dans le temps à travers les Alpes sur la piste des bergers et de leurs troupeaux. Les premiers éleveurs du Proche-Orient aux Gallo-romains, ce sont 10 000 ans de savoir-faire pastoraux transmis jusqu’à nous. Les habitants des Alpes ont su aménager l’environnement d’altitude pour y pratiquer l’élevage. La recherche de l’alpage, les déplacements saisonniers, le franchissement des cols et la construction de cabanes et d’enclos pastoraux sont autant de pratiques qui organisent aujourd’hui encore la vie des bergers et donnent à la montagne sa dimension humaine.

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EUGÉNIE GOLDSTERN. 1884-1942. ÊTRE ETHNOLOGUE JUIVE DANS L'EUROPE ALPINE DES DEUX GUERRES

Du 22/11/2007 au 30/06/2008

Les musées de Chambéry, Marseille et Grenoble se sont associés au musée autrichien d’ethnologie de Vienne pour révéler la figure d’Eugénie Goldstern, ethnologue en quête des sociétés traditionnelles alpines, de leurs spécificités et de leur universalité. L’exposition propose de redécouvrir l’œuvre de l’ethnologue et des traits culturels communs qu’elle révèle, de l’alpin à l’humain. Près de deux cents objets issus de sa collecte dans les Alpes - dont des animaux-jouets – et de nombreuses photographies, sont réunis pour la première fois en France. L’exposition revient également sur les deux guerres mondiales, replaçant l’œuvre d’Eugénie Goldstern et l’évolution de l’ethnologie dans ce contexte particulier.

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CONTEZ LES BOUTONS - INSTALLATION - ÉVENEMENT

Du 01/06/2007 au 16/09/2007

Depuis 1998 Michel Jeannès développe avec le collectif La Mercerie une pratique artistique in tissu sous-tendue par la participation sociale. La boîte à boutons est envisagée comme boîte à souvenirs et vecteur opératoire d'un "art-qu'on-tend-pour-lien". Les regards et les voix de chercheurs, praticiens, acteurs et passeurs sont convoqués au carrefour d'une interdisciplinarité féconde : psychanalyse ; sociologie ;  médiation culturelle ; sémiologie des expositions… Les "Journées du Matrimoine" en 2007, expérience de co-construction d’un artiste et du Musée dauphinois, dessinent la fonction politique d'une pratique artistique qui s'inscrit dans un territoire tout en plaçant la personne au cœur de son intention.

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PASCALE VIOLLAND - INSTALLATION

Du 01/06/2007 au 03/09/2007

Installation de Pascale Violland.

Pascale Violland conduit depuis longtemps un travail d'expression sur la montagne, récoltant, ramassant et s'emparant de matériaux naturels pour exprimer son sentiment sur le paysage alpin. Cette installation invite à cheminer à ses côtés, mettant nos pas dans les siens suivant le rythme de ses itinérances relatées à l'encre verte sur les cartes IGN. Son travail sur le henné, déposé sur de grandes tentures, ou les concrétions végétales faites de graines, introduisent un nouveau rapport au temps et à la nature. Reste le murmure des hommes perceptible à travers le vêtement, les gants, les chaussures… de carton et de papier, évoquant la présence et l'activité humaine. Une création en résonance avec le patrimoine.

RESTER LIBRES ! LES EXPRESSIONS DE LIBERTÉ DES ALLOBROGES À NOS  JOURS

Du 08/12/2006 au 03/11/2008

Plus de deux cents associations de l’Isère défendent les Droits de l’Homme. La population des Alpes dauphinoises serait-elle prédisposée par son histoire pour la liberté et la démocratie ? La montagne rendrait-elle libre ? Y aurait-il, plus qu’ailleurs, des Allobroges aux militants des Droits de l’Homme d’aujourd’hui des comportements d’exception ? Telles sont les questions auxquelles l’exposition tente de répondre en proposant une rencontre avec sept personnages ayant combattu pour défendre leur liberté et leur dignité. Présentés dans leur contexte historique, puis mis en situation comme sur une scène de théâtre, ils confrontent leur conception de la liberté, du progrès, et de la démocratie ?

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ÊTRES FANTASTIQUES. DE L'IMAGINAIRE ALPIN À L'IMAGINAIRE HUMAIN

Du 06/10/2006 à juin 2008

Les êtres fantastiques habitent nos esprits, nos rêves ou nos cauchemars et notre imaginaire, depuis l’enfance. Cette exposition propose un parcours inattendu qui transporte le visiteur comme dans un rêve éveillé, du Moyen Age au XXIe siècle, de l’Europe à l’Asie, en passant par la Papouasie. De ce parcours dans l’espace et dans le temps, on essaie de comprendre comment naissent ces êtres de croyance, comment ils se construisent, quelles fonctions ils occupent d’un point à l’autre de notre univers... Une exposition sur le patrimoine immatériel, ce patrimoine de mémoire d’hommes transmis par la parole, et reconnu depuis peu par l’Unesco au titre des "chefs d’oeuvre du patrimoine de l’humanité".

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LE MUSÉE DAUPHINOIS A CENT ANS !

Du 07/10/2006 au 30/06/2008

Il y a cent ans, Hippolyte Müller obtenait de la ville de Grenoble la création d’un musée régional,  susceptible de recueillir les vestiges de l’histoire locale. Depuis, l’histoire du Musée dauphinois n’a jamais connu de rupture. C’est le fait d’hommes et de femmes qui depuis la fondation se sont passés la main. Donateurs, témoins, conservateurs ont inscrit leurs pas dans ceux d’Hippolyte. Laissant une part de leur mémoire ou livrant le fruit de leurs recherches. Cette exposition leur rend hommage, en inscrivant les noms de plus de deux cents d’entre eux sur les draperies rouges d’un parcours qui investit tous les espaces libres de l’ancien couvent et qui rappelle les faits marquants de cette aventure humaine.

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Journal des expositions [PDF] (2)

LE MONDE N'EST PAS UN PANORAMA

Du 14/04/2006 au 26/06/2006

Scrutant une à une les milliers de photographies anciennes de la montagne alpine conservées au Musée dauphinois, le photographe Jean-Pierre Bonfort en a sélectionné une centaine. Son objectif est d’aller au-delà de la valeur documentaire de ces photographies pour démontrer qu’elles témoignent aussi du regard de ceux qui les ont prises, conditionné lui-même par leur conception picturale du paysage, leur sensibilité, leur talent, leur vision du monde. Il a notamment retenu celles de Raoul Blanchard (géographe) et Hippolyte Müller (archéologue et ethnologue) mais aussi de photographes de métier, tel Martinotto. Des tirages originaux datant pour les plus anciens de la fin du XIXe siècle composent cette exposition.

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PAPETIERS DES ALPES. SIX SIÈCLES D'HISTOIRE

Du 08/10/2005 au 02/07/2007

La gamme des papiers produits dans les Alpes est très large : papier mousseline, papier bouffant, papier vergé, papier crépon, papier cigarette, papier calque, papier kraft, papier médical, papier bible... C’est ce savoir-faire que l’exposition tente de mettre en valeur, à travers une histoire des techniques mais aussi des hommes. Elle livre les portraits des pionniers : Fredet, Matussière, Neyret… , évoque les ambiances de travail à l’usine, l’atmosphère des laboratoires de recherche. Elle donne la parole aux papetiers à travers une série de portraits filmés, du directeur d’usine au conducteur de machine, tous témoignent de la réalité d’un métier encore bien vivant, après six siècles d’une histoire.

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affiche expo

LOUIS MANDRIN. MALFAITEUR OU BANDIT AU GRAND COEUR ?

Du 13/05/2005 au 27/03/2006

Né en 1725 en Dauphiné, Louis Mandrin meurt supplicié sur la roue à Valence à l’âge de trente ans. À la tête d’une bande de "Mandrins", il pratique la contrebande de tabac et de marchandises rares et coûteuses, menant une guerre personnelle contre les collecteurs d’impôts qu’il accusait de l’avoir ruiné. 250 ans après son exécution, Mandrin fascine toujours. Considéré par beaucoup comme un brigand au grand cœur, un défenseur des opprimés, la réalité est différente : violent, intrépide et ambitieux, n’hésitant pas à faire passer les intérêts immédiats de son groupe avant toute morale. L’exposition laisse le soin de se faire une opinion, et de cerner toutes les ambivalences de cette grande figure dauphinoise.

Présentation [Diaporama]
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GERMAINE TILION. ITINÉRAIRE ET ENGAGEMENTS D'UNE ETHNOLOGUE

Du 04/02/2005 au 31/05/2005

Réalisée à partir des fonds photographiques de Germaine Tillion, l’exposition présente les trois moments forts dans la vie de cette femme d’exception : dans les années 1930, tandis qu’elle étudie la population des Aurès pour le Musée de l’Homme, dans les années 1940, en Résistance au sein du "Réseau du Musée de l’Homme" et en déportation à Ravensbrück, puis enfin dans les années 1950, en Algérie, tandis que Jacques Soustelle, lui confie l’aménagement des centres sociaux parmi d’autres mesures tendant à maintenir la présence française. L’occasion de suivre le parcours singulier d’une anthropologue de terrain autant que d’une femme de conviction, modèle de courag, qui éclaira la réflexion de ses contemporains.

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TRÉSORS D'ÉGYPTE. LA "CACHETTE" DE KARNAK

Du 03/09/2004 au 03/01/2005

L’exposition rassemble vingt-six statues de la "Cachette" du temple d’Amon-Rê de Karnak, découvertes en 1904 par Georges Legrain. Conservées au Musée du Caire elles sont présentées pour la première fois en Europe au Musée dauphinois. À l’effigie royale ou civile, les statuettes sont toutes des objets de piété dédiées au seigneur du Temple. Elles perpétuent l’être au-delà de son passage sur terre et entretiennent la mémoire du défunt par les inscriptions qui y sont gravées… Transporté de Karnak dans ce qui fut la plus grande métropole  religieuse d’Égypte à la découverte de la célèbre “Cachette”, trois millénaires plus tard, le visiteur chemine dans l’univers religieux, social et politique de l’Égypte ancienne.

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HIPPOLYTE MÜLLER. AUX ORIGINES DE LA PRÉHISTOIRE ALPINE

Du 05/05/2004 au 26/05/2006

Autodidacte érudit, Hippolyte Müller est un préhistorien "dans la vie", comme le définissent famille et amis qu’il entraîne sur ses chantiers de fouilles. S’intéressant très tôt aux témoignages de l’occupation humaine dans les Alpes, il fonde le Musée dauphinois en 1906. Il développe des techniques de recherches spécifiques pour découvrir les campements de plein air, ouvrant la voie à l’archéologie d’altitude. Inventeur d’un grand nombre de sites préhistoriques, il s’illustre en initiant de véritables expérimentations préhistoriques. S’approcher au plus près du mode de vie des premiers hommes et dispenser avec modestie son savoir, sont les buts que Müller s’est fixé durant toute sa carrière de préhistorien.

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PATRIMOINE EN ISÈRE / PAYS DE ROUSSILLON

Du 05/12/2003 à juin 2004

Après l'Oisans et la montagne en 1999-2000, la Conservation du Patrimoine de l'Isère a investi les basses terres du département. Le Musée dauphinois présente les résultats de l’inventaire conduit dans le pays roussillonnais en 2001/2002. Un vaste enquête réalisée dans vingt et une communes et révélant les richesses patrimoniales d’un territoire qui, situé à la croisée de grands axes de communication, a connu une occupation humaine depuis l’époque gallo-romaine. Cette enquête s'inscrit dans le cadre du programme d'inventaire systématique du patrimoine départemental et qui concerne toutes les formes du patrimoine (archéologique, monumental, rural, artisanal, industriel, religieux, etc.).

UN AIR DE FAMILLE. BERRIAT À GRENOBLE, TEVÉZÁROS À BUDAPEST. DEUX QUARTIERS DE VILLES EN CHANGEMENT

Du 11/10/2003 au 30/03/2004

"Donner vie à un quartier c'est y vivre et en vivre, c'est l'aimer et s'y aimer, c'est y redécouvrir en permanence ses souvenirs et partager avec d'autres les mêmes impressions fugaces, les mêmes petits bonheurs, les mêmes inquiétudes […]" (Jacques Barou). Fruit d’une collaboration scientifique entre des ethnologues français et hongrois, cette exposition met en parallèle l’histoire de deux quartiers au cœur de deux villes européennes : Berriat à Grenoble et Terézváros à Budapest. Composée de photographies, d’objets et de témoignages recueuillis auprès des habitants, elle s’attache à mettre en évidence les changements et les évolutions liés aux échanges et aux différences interculturels.

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FRANÇAIS D'ISÈRE ET D'ALGÉRIE

Du 17/05/2003 au 15/09/2004

Entre les immigrés originaires d’Algérie, les Français rapatriés, les Harkis et les anciens combattants, quatre mémoires s’expriment, douloureuses, légitimes, parfois concurrentes et difficiles à concilier. Cette exposition tente de rendre compte de ces mémoires peu entendues, comprises et reconnues, celle des migrants qui quittent le Dauphiné pour s’installer en Algérie à partir des années 1840 et celle des "Pieds-Noirs" et des Harkis qui viennent y vivre au début des années 1960. Née d’échanges avec l’ensemble des associations concernées, cette manifestation s’inscrit dans le cadre de "Djazaïr, une année de l’Algérie en France" (2003) et dans celui des travaux consacrés aux différentes origines des Isérois.

Présentation [Diaporama]
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TRANSHUMANCE. ÉTÉ 1951. SUR LA ROUTE DES ALPAGES

Du 22/03/2003 au 31/07/2003

En partenariat avec la Maison de la Transhumance (Saint-Martin-de-Crau).

1951. Le photographe Marcel Coen et l’écrivain Maurice Moyal accompagnent des bergers transhumants et un troupeau de 2000 moutons Mérinos d’Arles dans leur trajet vers les Alpes. Pendant trois semaines, ils vont partager les joies et les peines de ces hommes de la route. Il en résulte de formidables images et un récit exceptionnel. Le reportage des deux hommes est bien loin de l’image folklorique de la Provence pastorale. Il cherche à donner une image fidèle de la transhumance qui est tout sauf une aimable promenade. Il se veut également un hommage vibrant au courage des bergers d’hier et d’aujourd’hui.

ART POST'ALPE. LA CORRESPONDANCE DE 200 ARTISTES POSTAUX AUTOUR DU BESTIAIRE ALPIN

Du 25/01/2003 au 09/03/2003

Le principe est simple : fabriquer une image, un objet ou un livre et l’expédier l’être aimé, à un ami, un parent ou autre. Pour réaliser cette œuvre transhumante, toutes les techniques sont permises : peinture, dessin, collage, photographie, etc. ou mélange des genres. La revue L’Alpe s’est prêtée au jeu en invitant ses lecteurs à pratiquer… l’art postal, sur le thème du bestiaire alpin. Résultat : près de trois cents images d’une faune alpine réelle ou imaginaire. L’exposition de ces œuvres (présentée à la Fête de la Transhumance à Die, en juin 2002) est internationale et les visions alpines parfois exotiques. Un hommage humoristique à l’alpe, pour clore l’année internationale des montagnes (2002).

LES ALLOBROGES. GAULOIS ET ROMAINS DU RHÔNE AUX ALPES

Du 11/10/2002 au 15/09/2003

Il faut remonter au IIIe siècle avant J.-C. pour rencontrer les premiers Allobroges dans notre région. Courageux au combat et raffinés, les Allobroges occupent un vaste territoire qui s’étend des Alpes au Rhône. Les Romains investissent ces terres stratégiques en 120 avant J.-C. et font de Vienne la capitale allobroge et l'une des villes les plus fastueuses de l’Empire romain. En moins d’un siècle, les Gaulois se soumettent, et adoptent la langue, la religion, l’architecture et les loisirs romains. Cette exposition lève le voile sur une histoire singulière et tente de percer le mystère de ce peuple. Un retour à l’archéologie pour le Musée qui propose  une rencontre avec les Gaulois des Alpes.

MARTINOTTO FRÈRES. PHOTOGRAPHES À GRENOBLE

Du 15/06/2002 au 15/01/2003

Artisans photographes de 1880 à 1950, les Martinotto témoignent d’un parcours professionnel et social exemplaire pour cette famille issue de l’immigration italienne. Associés très jeunes à l’activité professionnelle de leur père et de leurs frères, Louis et Joseph Martinotto, inséparables, s’installent comme photographes à Grenoble en 1913, place Victor Hugo. L’exposition met en valeur une cinquantaine de clichés pour la plupart inconnus du public, et révèle l’un des fonds photographiques les plus importants du Musée (riche de près de 150 000 documents). C’est avec un regard tendre et curieux qu’ils témoignent de la vie des Grenoblois dans la ville et dans les environs, notamment en montagne.

LES GÉOGRAPHES INVENTENT LES ALPES. DEUX SIÈCLES DE GÉOGRAPHIE ALPINE

Du 15/12/2001 au 06/01/2003

Chaque fois qu’il est question des Alpes dans les expositions et les publications, on recourt systématiquement aux travaux de géographes grenoblois. Est-ce dire que la géographie alpine est grenobloise ou que l’on n’ait pas su rechercher ailleurs d’autres connaissances géographiques ? Cette exposition se donne pour objectif d’imaginer comment raconter au large public deux siècles de géographie alpine. Quelle définition donner à la géographie alpine ? Quelle en fut la genèse ? Comment cette géographie s’est affirmée à Grenoble dès le début du XXe s. ? Quels en sont les acquis ? Quelle est sa place dans les sciences humaines ? Avec quel avenir ? Telles sont les questions qui trouvent réponse dans cette exposition.

POTIERS ET FAÏENCIERS EN DAUPHINÉ

Du 13/10/2001 au 06/01/2003

De l'humble assiette au poêle monumental, sans compter les milliers de fragments collectés sur les sites des ateliers, cette exposition donne l’occasion de découvrir l’impressionnante collection de faïence et de terre vernissée du Musée dauphinois, reflet de l'intense activité des faïenciers et potiers de Grenoble et sa région tout au long de son histoire. En mettant en scène les plus belles pièces de ses collections ou celles de collections privées, le Musée  propose un regard nouveau sur la production céramique dauphinoise. Une rencontre avec les maîtres de la terre, des potiers et faïenciers du XVIIIe siècle aux céramistes contemporains.

Présentation [Diaporama]

PATRIMOINE EN OISANS

D'octobre 2001 à décembre 2001

Pour chaque Isérois, la haute montagne c’est l’Oisans. Terre de l’alpinisme dauphinois, celle des paysans-guides et tout antan des stations d’hiver, petites et grandes. Mais qui connaît l’histoire et le patrimoine de l’Oisans ? Avec pour mission de prêter la meilleure attention au patrimoine rural, montagnard en l'occurrence, dans ce pays où les édifices monumentaux sont rares, l’inventaire en Oisans conduit par la Conservation du Patrimoine de l’Isère en 2000 et 2001 a livré d’étonnantes révélations sur l’occupation de ce territoire et les traces qu’elle a laissées. Cette exposition invite à découvrir les résultats de cette recherche.

LES MILLÉNAIRES DE DIEU. UNE VIEILLE HISTOIRE PLEINE D'AVENIR

Du 25/11/2000 au 31/12/2001

Croyant ou athée, les religions font partie de notre culture et il est difficile d’en ignorer l’histoire. Quatre mille ans de rites, de foi et d'histoire : aucun domaine de la vie publique et privée n’échappe aux références religieuses dont on a souvent perdu le sens. Cette exposition propose une réflexion sur la place et le rôle du sentiment religieux dans les sociétés occidentales contemporaines. Un regard laïc porté sur les trois religions monothéistes : le judaïsme, le christianisme et l'islam. Une réflexion ouverte sur les nouvelles croyances et spiritualités. Car si tout convergeait au milieu du XXe siècle pour laisser croire à la mort de Dieu, on assiste à une prolifération de nouvelles croyances.

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PEURS BLEUES. L'ENFANT ET LES CROQUEMITAINES

Du 07/04/2000 à janvier 2002

Dans toute l’Europe, depuis le Moyen-Âge jusqu’à l’époque contemporaine, les sorcières, loups-garous et autres croquemitaines n’ont cessé de faire peur aux enfants. Ces personnages fantastiques imaginés par les parents pour mieux se faire obéir ont animé de nombreux récits souvent terrifiants. Qui sont-ils ? Pourquoi les a-t-on mis en scène ? Leur fonction a-t-elle disparu ? Autant de questions auxquelles cette exposition tente de répondre. Construite autour de documents historiques, de publications enfantines, de représentations d’êtres fantastiques, dans une mise en scène qui donne quelques frissons, l’exposition pose la question d’une pédagogie de la peur aujourd’hui disparue dans notre société contemporaine.

Années 1990

RACINES

Du 23/06/2000 au 31/12/2000

En partenariat avec le Magasin. Centre National d'Art Contemporain. En lien avec l'exposition "Pour que la vie continue. D’Isère et du Maghreb. Mémoires d’immigrés".

Cette exposition accueille les œuvres de six artistes contemporains : Brahim Bachiri, Samta Benyahia et Mohamed El baz, natifs du Maghreb ; Ghada Amer, Mona Hatoum et Shirin Neshat du Moyen-Orient. Tous accordent une place majeure à la question des origines dans leurs travaux. Leu accueil au Musée dauphinois, sur proposition du Magasin, consacre la volonté de ces deux institutions de mettre en regard art contemporain et patrimoine. Présentée en ouverture de l’exposition "Pour que la vie continue. D’Isère et du Maghreb. Mémoires d’immigrés", "Rcacines" est constituée de photographies, vidéos et installations.

PATRIMOINE EN CHAMBARAN

Du 15/12/1999 au 31/03/2000

Pour sa quatrième édition, la Conservation du Patrimoine de l'Isère a donné rendez-vous aux habitants des Chambaran. Pendant douze mois, cette région a fait l'objet d'une minutieuse recherche archéologique et historique. Relevés topographiques, interrogation des archives, couverture photographique et enquêtes de terrain, le patrimoine des cantons de Roybon et de Saint-Marcellin a largement été inventorié. Cette exposition invite à découvrir les résultats de cette recherche, à travers une présentation originale qui met en scène plans, maquettes, photographies, objets et témoignages oraux. Elle offre un panorama complet du patrimoine des Chambaran, sous tous ses aspects et pour toutes les périodes de son histoire.

POUR QUE LA VIE CONTINUE. D'ISÈRE ET DU MAGHREB, MÉMOIRES D'IMMIGRÉS

D'octobre 1999 à décembre 2000

Dans les années 1950, tandis que la croissance redémarre, ce sont des Algériens et, en moindre nombre, des Marocains et des Tunisiens, qui composent la majeure partie des travailleurs immigrés de l’Isère. Pour des questions qui tiennent à la fois au passé colonial de la France, à une religion et une culture qui nous sont souvent étrangères, à l’espoir des plus anciens travailleurs de retourner d’où ils viennent et à une situation économique défavorable, cette partie de la population court le risque grave de la marginalisation. L’exposition donne la priorité à la propre mémoire des Maghrébins d’origine, dont les témoignages restituent les spécificités du vécu, des souffrances et des attentes qui sont les leurs.

 Dossier de presse

POUR QUE LA VIE CONTINUE. GRENIER ET PROTECTIONS DANS L'ATLAS MAROCAIN

D'octobre 1999 à juin 2000

En partenariat avec le ministère des Affaires étrangères du Royaume du Maroc et le Musée Dar Si Saïd de Marrakech.

Cette exposition présente, pour la première fois en France, une collection exceptionnelle de portes de maisons et de greniers de l’Atlas marocain. Gravées, cloutées, ornées de motifs géométriques, faites de bois de peuplier, d’amandier ou de figuier, ces quinze portes proviennent de greniers collectifs de l’Atlas marocain dont la fonction était de protéger les biens des villages de montagne. Elles sont présentées dans une ambiance propre à restituer l’intérieur protecteur des greniers citadelles dont elles proviennent. Entourées de maquettes, de bijoux et d’une riche iconographie, elles conduisent le visiteur dans l’univers naturel et surnaturel des communautés montagnardes de l’Atlas marocain.

CORPS DE CLASSE. UNE CRÉATION PHOTOGRAPHIQUE DE CATHERINE PONCIN

Du 31/03/1999 au 31/10/1999

Création photographique de Catherine Poncin d'après les travaux de Paul et Frédéric Cristille (1880 - 1914).

En 1996, l’abbé Rendu, curé de Sappey-en-Chartreuse, fait don au Musée dauphinois d’une collection exceptionnelle de 2800 photographies réalisées entre 1884 et 1914 par les frères Cristille, établis au Sappey. Scènes de la vie quotidienne, familiale ou professionnelle, le fonds est surtout riche de nombreux clichés d’écoles. Regroupés autour de leur maître, classés et alignés selon les tailles et les âges, les regards figés le temps d’un cliché, ces « corps de classe » livrent un précieux témoignage. Le musée a confié à Catherine Poncin le soin de porter son regard de photographe et de plasticienne sur les travaux des Cristille afin de révéler le secret de ces visages et de ces corps muets.

LES ALPES À L'AFFICHE

Du 08/11/1998 au 31/01/1999

Grandes séductrices, Alpes et affiches se sont rencontrées à une époque où l'attraction des unes comme des autres était la plus éclatante. Magnifiée par des représentations publicitaires de plus en plus valorisantes, la montagne a attiré des visiteurs - touristes, curistes, skieurs ou alpinistes - toujours plus nombreux, en même temps que l'affiche devenait un art à part entière. Les affiches représentant les Alpes sont désormais de précieux objets de collection, témoignages de l'évolution de la création graphique mais aussi du rapport entre l'homme et la montagne. L’exposition permet de constater que ces trésors du patrimoine alpin tout autant que de l'histoire de l'art continuent à séduire et à étonner le public.

ENTRE L'EAU ET LA LUMIÈRE. LES HOMMES DE L'HYDROLIQUE. UNE CRÉATION PHOTOGRAPHIQUE DE ANNE-MARIE LOUVET

Du 05/12/1997 à avril 1998

Réalisée dans le cadre du cinquantenaire d’EDF et du dixième anniversaire du barrage de Grand’Maison, cette installation photographique permet un retour sur image et un regard différent sur une industrie qui, si historique soit elle, vit pleinement son temps et se développe chaque jour. C’est aussi l’occasion d’une rencontre avec Anne-Marie Louvet, cette photographe de talent bien connu, dont le regard décèle et traduit chaque once d’humanité et dont le sens de l’observation des « gens » en fait une véritable ethnographe. Cette exposition propose une rencontre entre une artiste et une réalité industrielle, un regard sur la vie des hommes et des femmes qui travaillent dans les centrales de l’Oisans.

HACHE. ÉBÉNISTES À GRENOBLE

Du 16/10/1997 à mars 1999

Une science du bois transmise de père en fils, un métier porté à la perfection, des secrets de fabrication qui gardent encore aujourd'hui tout leur mystère, ont permis aux Hache d'occuper une place de premier plan dans l'ébénisterie du XVIIIe siècle. Cette exposition est consacrée à l’histoire des trois générations de la dynastie Hache, restituées dans le contexte social et artistique du XVIIIe siècle et porte un regard esthétique et technique sur leur production. Elle rassemble plus d’une soixantaine de meubles, soit beaucoup plus qu’il n’a jamais été montré à la fois. Rythmée par des ambiances sonores et olfactives évoquant l’atmosphère et l’univers de l’atelier, elle évoque les techniques et les styles Hache.

D'ISÈRE ET D'ARMÉNIE. HISTOIRE D'UNE COMMUNAUTÉ

Du 04/04/1997 à juin 1999

Une histoire qui prend racine aux confins de l'Orient et de l'Occident, entre Cappadoce et Caspienne,  aux origines mêmes de nos civilisations indoeuropéennes, un territoire gagné parmi les premiers à la religion chrétienne et un génocide dont le deuil ne peut s'achever : tels sont les points forts autour desquels la diaspora arménienne définit son identité. L'exposition évoque, au-delà de ce rappel  historique, les circonstances de l'arrivée des Arméniens en Isère, leur installation, le développement de leur communauté, leur attachement à la France et à l’Isère et les principales manifestations de leur "arménité". Cette exposition s’inscrit dans les travaux consacrés aux identités locales.

ÉPREUVES D'ARMÉNIE. PHOTOGRAPHIES DE GUY MARTIN-RAVEL

Du 04/04/1997 à juin 1999

Dans le cadre de l'exposition "D'Isère et d'Arménie. Histoire d'une communauté".

"Il manque bien des aspects de l'Arménie à ce "reportage", c'est que je ne sais, ni ne veux, "traiter un sujet" […] c'est-à-dire en faire le tour. Ce qui m'intéresse, ce n'est pas de raconter une histoire en images, c'est de tenter de faire que ceux qui les regardent s'en inventent une... mais pas n'importe laquelle, bien sûr... quitte à donner moins à voir" (Guy Martin-Ravel). Comment l'Arménie d'Asie Mineure, engloutie dans le génocide, peut être reliée à l'Arménie d'aujourd'hui ? C'est à cette question que Guy Martin-Ravel, photographe et guide de montagne, tente de répondre. L’exposition présente 75 photographies, portraits et scènes de la vie quotidienne, prises lors de deux voyages en Arménie (1995-1996).

PATRIMOINE EN TRIÈVES

Du 21/02/1997 au 11/05/1997

Pour sa troisième édition, Patrimoine en Isère nous invite à découvrir le Trièves. Pendant de longs mois, ce pays que Giono décrivait comme "un cloître de montagnes" a fait l'objet d'une minutieuse recherche archéologique, historique et ethnographique. Relevés topographiques, interrogation des archives, couverture photographique et surtout enquêtes de terrain, le patrimoine des cantons de Mens, Clelles et Monestier-de-Clermont a largement été inventorié : des châteaux forts du Moyen Âge aux solides maisons paysannes. L’exposition invite à découvrir les résultats de cette recherche à travers une présentation originale qui met en scène plans, maquettes, photographies, objets ou encore témoignages oraux.

LES MAÎTRES DE L'ACIER. HISTOIRE DU FER DANS LES ALPES

Du 18/10/1996 à décembre 1998

Introduit dans les Alpes par les Celtes, le fer est d’abord un métal précieux. Avec l’apparition de la forge hydraulique la sidérurgie moderne prend naissance au Moyen Âge. Au XIXe s. l’ère industrielle commence, apparaissent alors les hauts fourneaux au coke, remplacés au XXe s. par les fours électriques. Conçue comme une grande fresque, cette exposition retrace l'aventure de la sidérurgie dans les Alpes depuis la Protohistoire jusqu'à nos jours : une histoire des techniques de plus en plus maîtrisées faite d'hommes, de traditions et de fiertés. Taillée dans la tôle brute, la scénographie de l'exposition nous plonge dans l'univers de la forge pour nous faire partager avec le fabuleux destin des hommes du fer.

LA DIFFÉRENCE. TROIS MUSÉES. TROIS REGARDS

Du 15/02/1996 à octobre 1996

Trois musées de société – le Musée de la Civilisation de Québec, le Musée d’Ethnographie de Neuchâtel, le Musée dauphinois de Grenoble – ont coproduit et présenté successivement cette exposition. Son principe est celui de la confrontation : chacun prépare, en secret, une exposition de 200m², sans autre consigne ou coordination que la définition commune du thème, qui vaut pour titre. Les trois expositions sont ensuite réunies pour n’en former qu’une seule en trois parties. Pour unique avertissement au visiteur, une introduction commune présente les règles du jeu et les établissements partenaires. Cette exposition est une expérience muséologique qui met en évidence des différences de traitement d’un même sujet.

 

L'IMAGE DE L'AUTRE DANS LA PHOTOGRAPHIE. L'IMMIGRATION EN FRANCE VUE PAR 45 PHOTOGRAPHES

Du 15/02/1996 au 15/04/1996

Cette exposition invite à découvrir les regards de 45 photographes sur certaines facettes de l'immigration au quotidien.  Ces regards témoignent du caractère populaire de certains espaces « colorés» de France ainsi que de la réalité pluri-ethnique d'un pays accueillant, où les expressions du métissage ne sont pas une menace et représentent, bien au contraire,  une source d'enrichissement.

PATRIMOINE EN ISÈRE. PAYS DE DOMÈNE

Du 01/12/1995 au 15/01/1996

Pour la seconde édition de Patrimoine en l'Isère , la Conservation du Patrimoine de l'Isère nous invite à découvrir le pays de Domène. Pendant  de longs mois, cette région a fait l'objet d'une minutieuse recherche archéologique et historique. Relevés topographiques, interrogation des archives, couverture photographique et enquêtes de terrain, le patrimoine du canton de Domène a largement été inventorié. Cette exposition invite à découvrir les résultats de cette recherche, à travers une présentation originale qui met en scène plans, maquettes, photographies, objets et témoignages oraux. Elle offre un panorama complet du patrimoine du pays de Domène, sous tous ses aspects et pour toutes les périodes de son histoire.

PREMIERS ALPINS. DES DERNIERS CHASSEURS DE LA PRÉHISTOIRE AUX PREMIERS PAYSANS

Du 01/09/1995 au 31/01/1997

Grande fresque mettant en scène les sites préhistoriques paléolithiques majeurs des Alpes du Nord et du Jura méridional par les archéologues, l’exposition est une invitation au voyage sur les lointains rivages de la préhistoire entre 14 000 et 6 000 ans avant le présent. On y rencontre "Alexandre" le "premier dauphinois", dont les traces ont été retrouvées dans la grotte Joël à Saint-Agnan-en-Vercors. On partage les temps forts de la chasse aux rennes dans les steppes froides de la Drôme. On s'initie à la taille du silex ainsi qu'on la pratiquait dans l'abri de la Fru en Savoie. Enfin, on peut admirer, réunis pour la première fois tous les témoignages de l'activité artistique des sites préhistoriques alpins.

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affiche expoNOS VILLAGES ONT CINQ MILLE ANS

Du 18/06/1995 au 22/10/1995

Exposition itinérante.

Après la maitrise du feu, il y a 500 000 ans, la révolution néolithique est une étape essentielle dans l’histoire de l’humanité : l’Homme se sédentarise, forme les premiers villages et devient pasteur-agriculteur. La petite communauté qui s'installe sur les bords du lac de Paladru (site de Charavines) vers 2750 avant J.-C. réunit une cinquantaine de personnes et s'organise autour de six maisons de bois. Elle abandonnera le village, un siècle plus tard, en raison d'une remontée brutale du niveau du lac. L’exposition présente une sélection des plus de 10 000 objets conservés par les eaux du lac - outils, ustensiles domestiques, tissus, etc. – autour d’une reconstitution de l’habitat et de son environnement.

HOMMAGE AUX PAYSANS DE MONTAGNE. PHOTOGRAPHIES DE JEAN-PIERRE BONFORT

Du 06/04/1995 au 30/09/1995

Jean-Pierre Bonfort vit et travaille en Dauphiné depuis longtemps. "Choqué et ému de la disparition de l’agriculture de montagne", ce photographe réputé et reconnu a entrepris un travail de reportage sur les paysans de montagne. Son champ d’investigation ne se limite pas aux Alpes : l’Espagne, l’Italie, le Maroc sont également présents dans cette vaste fresque qui veut montrer l’universalité du travail de l’agriculteur soumis aux contraintes e l’altitude. Ce projet, qui lui a rapporté le prix de la Villa Médicis hors les murs en 1990, se concrétise par cette exposition de 60 photographies articulée en trois grandes parties : portraits d’hommes et de femmes ; champs de la montagne ; cabanes, chalets et bergeries.

LA GRANDE HISTOIRE DU SKI

Depuis le 10/12/1994

Il y a longtemps, dans le Grand Nord, près du lac Baïkal et du Mont Altaï, les hommes préhistoriques faisaient leurs premières traces à ski. Pratique, utile et rapide, ce moyen de locomotion sera vite adopté par les Scandinaves pour braver les terres froides. Il faudra attendre la fin du XIXe siècle pour que le ski pénètre les Alpes françaises, sous l’impulsion de quelques pionniers isolés et des militaires. Dès lors, le ski utile laisse la place au ski sportif. Premiers concours, premières remontées mécaniques et premiers "fanas de la glisse"! Cette exposition retrace cette fabuleuse épopée. Quatre mille ans de conquête et d’aventure depuis la préhistoire jusqu’aux tendances les plus actuelles de la glisse.

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PATRIMOINE EN ISÈRE. PAYS DE VIZILLE

D'octobre 1994 à décembre 1994

La Conservation du Patrimoine de l'Isère nous invite à découvrir le pays de Vizille. Pendant  de longs mois, cette région a fait l'objet d'une minutieuse recherche archéologique et historique. Relevés topographiques, interrogation des archives, couverture photographique et enquêtes de terrain, le patrimoine du canton de Vizille a largement été inventorié. L’exposition invite à découvrir les résultats de cette recherche, à travers une présentation originale qui met en scène plans, maquettes, photographies, objets et témoignages oraux. Elle offre un panorama complet du patrimoine du pays de Vizille, sous tous ses aspects et pour toutes les périodes de son histoire (de la Préhistoire au début du XXe s.).

LE BALCON DE BELLEDONNE. PHOTOGRAPHIES DE FRANCIS HELGORSKY

Du 09/06/1994 à janvier 1995

Petit pays adossé à la montagne, bordant la vallée du Grésivaudan qui relie Grenoble à Chambéry, le "Balcon" porte bien son nom. À la fois plaine et montagne  "tiraillé entre les influences d’en-bas et celles d’en-haut" disait le géographe Raoul Blanchard. Mais surtout profond d’une humanité qui lui est propre, et qui n’est ni celle de la plaine ni celle de la haute montagne si proche. C’est ce territoire que Francis Helgorsky a parcouru, le plus souvent à pied. Ce sont c’est paysages qu’il découvre, tous empreints d’humanité, porteurs de traces d’hommes ; puis pénètre l’intimité des maisons ; enfin, il nous conduit jusqu’à ces "gens", ces visages d’hommes et de femmes, qui sont le but ultime de tout ce voyage.

LE CINÉMA À CENT ANS ! LUMIÈRE, LE CINÉMA

Du 21/04/1994 à octobre 1994

En partenariat avec l'Institut Lumière de Lyon.

Le 28 décembre 1895, dans le Salon indien du Grand café du boulevard des Capucines à Paris, a lieu la première séance publique et payante de cinématographe. C’est pourtant à Lyon que le cinéma voit le jour dans l’effervescence d’une région fortement marquée par la révolution industrielle de la fin XIXe s. Les frères Auguste et Louis Lumières, gagnants du concours Lépine, sont de véritables scientifiques. Louis est l'auteur de trois inventions majeures autour de la photographie : l’instantané (1881), le mouvement avec le cinématographe (1894 sur papier et 1895 sur pellicule) et la couleur (1904). Les frères Lumière sont aussi les créateurs et les diffuseurs d’un art nouveau : le cinéma, promis à un franc succès.

LE CINÉMA À CENT ANS ! CENT ANS DE CINÉMA EN ISÈRE

Du 21/04/1994 à octobre 1994

1995 : le cinématographe a cent ans. Cet événement international est aussi régional puisque l'invention des frères Lumière, mise au point en 1895 à Lyon, fut exploitée dès le printemps suivant dans le département de l'Isère. Les forains popularisent le cinématographe naissant dès 1896 à Vienne et à Grenoble. L'engouement est tel que cafés, clos et hôtels proposent des projections à leurs clients. En 1913 est inauguré à Grenoble le premier théâtre cinématographique : Le Familia. Ce divertissement populaire investit alors les banlieues et les campagnes. L’exposition est un hommage aux femmes et aux hommes qui ont diffusé le cinéma en Isère, leurs histoires forment un chapitre de la grande histoire du cinéma.

POTIERS EN ISÈRE. XIXe-XXe

Octobre 1993

CHEVALIER DE L'AN MIL AU LAC DE PALADRU. FOUILLES DE CHARAVINES

Du 10/10/1993 au 30/05/1996

Vers 1000 après J.-C., de mystérieux colons s’intéressent au petit lac de Paladru. À 500m d’altitude, un peu à l’écart des principales voies de communication et perdu dans l’épaisse forêt médiévale, le pays de Paladru n’a été habité que très sporadiquement au Néolithique, il y a 5000 ans puis à l’époque romaine. Pour la première fois, des hommes s’installent de façon durable dans l'habitat fortifié de Colletière, englouti par une remontée des eaux, après trente ans d'occupation vers 1040 de notre ère. Les habitants quittent les lieux abandonnant ainsi aux profondeurs du lac leurs biens et leurs maisons. Qui étaient-ils et d’où venaient-ils ? telles sont les questions auxquelles répond cette exposition.

TIBET EN EXIL. LE DALAÏ LAMA ET LE BOUDDHISME TIBÉTAIN

Du 02/10/1993 au 31/01/1994

1959, la Chine envahit le Tibet, entraînant l’exode de près de 100 000 Tibétains. Depuis, sous l’impulsion du Dalaï Lama, la communauté tibétaine en exil poursuit un combat pour la reconnaissance de son existence et de son droit au retour. Cette exposition illustre les cérémonies religieuses ou laïques, organisées à l’occasion du Nouvel An Tibétain : le pèlerinage de Bodh-Gaya, sanctuaire sacré du bouddhisme ; le "Mönlam chenmo", la "Grande Prière" collective pour le bonheur de tous les êtres ; etc. Elle invite également à découvrir, sous la forme d’un témoignage photographique, quelques-unes des principales composantes de la culture tibétaine en exil autour de son chef politique et religieux, le Dalaï Lama.

LES ANNÉES NOIRES. LA RÉPRESSION À GRENOBLE DURANT L'OCCUPATION

Du 28/04/1993 à janvier 1994

De juin 1940 à août 1944, les français se trouvent confrontés à un terrible engrenage : alors que l’occupant allemand souhaite tirer le plus grand profit de sa victoire, que le gouvernement de la France de Vichy pactise et collabore avec l’Allemagne, certains hommes, d’abord isolés, refusent la défaite et la loi de Vichy. Les affrontements se multiplient, la répression se durcit, la Résistance s’organise progressivement. Comment les Grenoblois ont-ils réagi ? Comment ont-ils vécu ces années noires ? C’est cette période peu connue que cette exposition sur la répression à Grenoble pendant l’occupation, évoque. Elle préfigure la création, en 1994, du Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère. 

LE TEMPS DES RAFLES

D'avril 1993 au 21 juin 1993

Exposition itinérante. En partenariat avec le Centre de Documentation Juive Contemporaine.

Le 27 mars 1942, le premier convoi de déportés juif de France quitte les camps de Drancy et Compiègne à destination du camp d’extermination d’Auschwitz. Allaient suivre 74 convois. Au total, plus de 75000 victimes dont 11000 enfants... Pour ne pas laisser dans l’oubli ces tragiques moments de l’histoire de la France, cette exposition présente non seulement le triste sort des juifs de France sous Vichy et leur extermination opérée par les nazis,mais aussi les combats des Résistants pour contrer cette l’idéologie raciste, porteuse de haine et de destruction. Toutes les photographies, lettres et documents présentés instruisent le procès d’une certaine France anti-juive qui a pleinement collaboré avec l’ennemi.

DES GRECS. LES GRECS DE GRENOBLE. LES COSTUMES DE LA GRÈCE TRADITIONNELLE

Du 25/03/1993 à janvier 1994

Les premiers arrivèrent à Grenoble au début du siècle, d'autres les rejoignirent dans des circonstances souvent dramatiques, ils se regroupèrent. Ils étaient Grecs. Ils sont aujourd'hui Grenoblois mais jamais ne cesseront de rester, au plus profond d'eux-mêmes, attachés à leur terre grecque. Parce que les questions de leurs enfants se faisaient plus pressantes et parce que cet exposition leur est consacré, ils parlent. Une histoire se révèle qui, de la Grèce d'avant leur départ, nous ramène à la Grèce d'aujourd'hui, à ses traditions, ses régions, ses costumes. Cette exposition propose ce même cheminement, ce même retour aux sources où les Grecs de Grenoble puisent leur force : le secret de leur intégration.

Présentation [VD]

L'HOMME ET LES ALPES

Du 09/10/1992 au 17/01/1993

À l’heure de la construction de l’Europe et du rapprochement des régions frontalières, il est important de rappeler que la levée des barrières douanières n’est qu’un épiphénomène dans l’histoire des cultures humaines et alpines en pariculier. Les montagnes, dit-on souvent dans les Alpes, séparent certes les eaux, mais ont toujours rapproché les Hommes. Cette exposition propose, dans une posture de renouveau vis-à-vis de la muséographie traditionnelle, un voyage en 27 étapes au-delà des apparences et des idées reçues, une découverte de l’originalité des cultures alpines, un spectacle nourri d’histoire et d’actualité, mais toujours ouvert sur les questions que pose le devenir de la montagne et de ses habitants.

 

HOMO TURISTICUS. CENT ANS DE TOURISME ORDINAIRE EN MONTAGNE

Du 15/05/1992 au 31/12/1992

En 1890, Henri Ferrand fonde à Grenoble la Société Dauphinoise d’Amateurs Photographes (S.D.A.P.). Pendant plusieurs décennies, parcourant les Alpes en tous sens, ce groupe de photographes amateurs, ingénieurs, avocats, médecins, etc., ont rassemblé un patrimoine photographique exceptionnel sur le tourisme organisé en Dauphiné. Aujourd’hui, la montagne est investie par un tourisme de masse et c’est Guy Martin-Ravel, photographe professionnel, qui dénonce avec humour cette invasion de l’espace montagnard. L’exposition met en parallèle ces deux modes d’appropriation de la montagne alpine, à cent ans d’intervalle, et montre l’évolution du tourisme ordinaire en montagne au travers de 60 photographies surprenantes.

PASSION BERGERS, CLOCHES ET SONAILLES. USAGES ET FABRICATION

Du 12/03/1992 au 15/06/1992

Exposition itinérante.

Les sonnailles et les cloches sont intimement liées à l’élevage. Elles accompagnent la vie du troupeau, rythment sa vie et aident à la garde et à la conduite des bêtes mais sont aussi la fierté du berger, les plus belles étant sorties pour les transhumances. Celui-ci les choisit une à une en fonction de la "musique" qu’il veut faire naître du troupeau. Cette exposition évoque la passion des bergers pour les cloches et les sonnailles qui vibrent avec leurs troupeaux. Depuis leur fabrication, en passant par leurs utilisations pratiques et symboliques, du Val d’Aran au Val d’Aoste en passant par la Provence et le Vercors, l’exposition invite à découvrir ces objets particuliers, reflets d’un monde et d’une culture.

PRÉSENTATION DE L'AUTOMATE "LES JOUEURS DE CARTES"

Du 14/12/1991 au 05/01/1992

ICÔNES ROUMAINES SUR VERRE. ART SACRÉ POPULAIRE DES XVIII ET XIXe SIÈCLE. COLLECTION DU MUSÉE TARII CRISURILOR / ORADEA

Du 13/12/1991 au 27/04/1992

Exposition itinérante. En partenariat avec le Muzeul Tàrü Crisurilor.

Entretenant des liens ethniques et linguistiques étroits avec les pays latins, la Roumanie fait partie intégrante de l’Occident. Pourtant sa situation géographique sur la Mer Noire et son rattachement à l’Église orthodoxe grecque au Xe s. la rapproche de l’Orient. La Roumanie est ainsi le seul pays latin de religion orthodoxe. Cette influence religieuse a contribué à développer un art presque exclusivement religieux, basé sur la peinture murale et les icônes. L’icône, ou « image », est un art sacré très théorique et codifié, mais n’empêchant pas l’originalité du peintre à s’exprimer. Elles arrivent à la fin du XVIIe s. en Transylvanie, région de la Roumanie, sous la forme particulière d’icônes sur verre.

LES CHAMPS DE LA VILLE. GRENOBLE ET SES CAMPAGNES

Du 16/05/1991 au 30/06/1993

En partenariat avec l'Association pour le Développement de l'Agriculture dans l'Y Grenobloi (ADAYG).

Cette exposition propose un itinéraire dans le temps et l’espace de l’Y grenoblois, à la rencontre du monde agricole et de ses rapports avec la cité. C’est l’occasion de présenter un aspect peu connu et portant primordial de notre environnement urbain : l’agriculture péri-urbaine. Les citadins de Grenoble savent-ils qu’aux portes de la ville subsistent 2000 hommes et femmes qui continuent à travailler la terre pour fournir tous les jours, sur les nombreux marchés de l’agglomération, les produits les plus frais (fruits, fleurs, légumes et produits fermiers) ? Ces agriculteurs péri-urbains sont autant d’hommes et de femmes qui participent activement à la constitution du paysage qui entoure la ville.

MÉDINAS ET KSOURS. UNE CULTURE MILLÉNAIRE

Du 01/02/1991 au 30/03/1991

Les médinas du Maghreb, présentant toujours un dynamisme économique et démographique important, subissent une marginalisation croissante. De même, les ksours, ensembles bâtis fortifiés du sud Marocain et Algérien sont de plus en plus désertés voire en ruine. L’exposition se donne pour objectifs : faire connaître le patrimoine bâtit traditionnel du Maghreb ; contribuer à sa défense en tant que patrimoine menacé et en voie de disparition ; contribuer à son appréciation comme modèle ayant fait ses preuves dans le passé en terme d’habitat, d’architecture et de construction. Elle est élargi et enrichi donc le débat sur le thème de la conservation et de la prise en compte des richesses du patrimoine bâtit du Maghreb.

PREMIERS PRINCES CELTES

Du 23/11/1990 au 30/08/1991

Durant le mois de juillet 1987, les archéologues Jean-Paul Guillaumet et Stéphane Verger découvrent une tombe datée de la fin de l'âge du Bronze (IXe-VIIIe siècles avant J-C), à Saint-Romain-de-Jalionas en Isère. La richesse du mobilier déposé auprès du corps du défunt donne à penser que ce personnage occupait un rang inédit dans la société locale, constituant ainsi un des premiers "princes" celtes connus. L'étude de ce mobilier, les multiples comparaisons effectuées avec les autres tombes de "princes" celtes, plus tardifs (VIe siècle avant J-C), permettent désormais d'approcher une connaissance rigoureuse de la société qui se met en place et de tous les personnages importants mis au jour par l'archéologie.

GAËTAN GATIAN DE CLÉRAMBAULT. PSYCHIATRE ET PHOTOGRAPHE

Du 22/10/1990 au 31/12/1990

Exposition itinérante. En partenariat avec le Centre Georges Pompidou.

Si le but de cette exposition est la découverte de Clérambault photographe, ou plutôt ethnographe au Maroc entre 1914 et 1918, le nom de Gaëtan Gatian de Clérambault est déjà connu et célèbre pour ses travaux de médecin-psychiatre (1905-1934) à l’Infirmerie Psychiatrique de la Préfecture de Police de Paris qui drainait ceux que la mégapole de Paris considérait en situation d’urgence psychiatrique : délirants, toxicomanes et autres perturbateurs de l’ordre social et familial. Par l’observation clinique, il explora, tel un archéologue doublé d’un photographe spécialisé dans les instantanés,  les phénomènes élémentaires des psychoses et autres mécanismes psychiques de ce qu’on appelait les folies au sens du XIXe s.

BIJOUX BERBÈRES DU MAROC. TRADITIONS JUIVES ET ARABES, AU CREUSET DU MONDE BERBÈRE

Du 22/10/1990 au 31/03/1991

Exposition itinérante.

Mettant en jeu des forces souterraines, occultes et dangereuses, le travail du métal fut souvent laissé à des individus ou des communautés en marge de la société. Ce fut le cas des juifs, au Maroc, qui se firent une spécialité de la confection des bijoux et tout particulièrement dans l’espace rural, celui des périodes berbères. L’exposition présente 200 bijoux : fibules, parures frontales et pectorales, bracelets, boucles d’oreilles, bagues, tabatières… du Maroc. Classés selon leur régions d’origine, ces bijoux offrent la possibilité d’un voyage à travers le Maroc mais aussi, grâce à tout ce qu’ils contiennent de références, à travers le temps de l’inconscient collectif, jusqu’aux origines de nos civilisations.

INVENTER LE MONDE. LES RHÔNALPINS ET LEURS LANGAGES

Du 29/05/1990 au 15/11/1991

Peu de questions reviennent avec autant d'insistance, dans un musée tel que le Musée dauphinois, que celles que posent les mots, leur origine, leurs formes, leurs usages, leur sens...Qu'ils nomment les gens ou les lieux, les saisons, les outils ou les gestes, qu'ils bâtissent une histoire, un conte, une légende, ces mots parlent d'un homme vivant dans un milieu et un groupe précis. Mais ne les entend pas qui veut ! Leur signification change avec le temps, même s'ils survivent aux langues qui meurent. Sans doute forment-ils la partie la plus insaisissable, la plus discrète et parfois la plus secrète de notre patrimoine commun. Ainsi, dit René Char, "les mots savent de nous des choses que nous ignorons d'eux."

 

PAYS, PAYSANS, PAYSAGES DU VERCORS

Du 10/05/1990 à septembre 1990

De 1980 à 1984, le Musée dauphinois a conduit pour le Parc naturel régional du Vercors une campagne de collecte baptisée IPIMOV : Inventaire du Patrimoine Iconographique et de la Mémoire Orale du Vercors. Les riches fonds documentaires qui en furent issus - photographies et enquêtes orales - servent de socle à cette exposition. L’unité du Vercors ainsi que les spécificités de ses cinq secteurs sont suggérées par des photographies de paysages, habitats, artisanats... L’exposition est aussi l’occasion de confronter les regards des différents photographes, qu’ils soient géographes, ethnologues ou encore amateurs. Une banque d’écoute complète cet ensemble en diffusant une sélection des témoignages oraux collectés.

HYMNE AU PARFUM

Du 08/01/1990 au 17/02/1990

Exposition itinérante. En partenariat avec le Comité Français du Parfum.

Enfoui dans une armoire, entre deux piles de linge, au creux d’une main ou à la naissance d’une gorge, le parfum ne cesse de surprendre. Sans lui on se sent nu, aveugle ou amnésique. Son histoire est celle du monde parcouru par les désirs des Hommes. Cette exposition invite à porter un autre regard sur le parfum. Différents thèmes sont largement expliqués et illustrés: l’histoire, la fabrication, l’olfaction, l’art, la communication et l’industrie. Rythmés par des flacons précieux, des œuvres d’art, des photographies… ils sont présentés à travers des ilots thématiques autonomes. Parce qu’un parfum est symbole de vie, cette exposition se veut ludique et interactive : odorama, jeux, orgue à parfum électronique…

Années 1980

CATHÉDRALES ÉLECTRIQUES. CENT ANS D'HYDROÉLECTRICITÉ EN DAUPHINÉ

Du 16/12/1989 au 31/12/1990

En 1888, la première centrale haute tension installée en Dauphiné, est construite pour alimenter en éclairage public les villes de Valréas et Dieulefit. Ainsi commence une histoire technique et industrielle qui va profondément marquer les paysages ruraux. Véritables temples de l'énergie, les centrales ne sont pas considérées comme un élément à part entière de notre patrimoine architectural collectif. L'architecture de ces bâtiments répond aux contraintes de production et aux évolutions techniques, et dénote également une esthétique industrielle. La civilisation de la houille blanche mérite ce regard attentif sur ces bâtiments dispersés dans les vallées alpines, aujourd'hui véritables cathédrales industrielles.

EUX ET NOUS. 2 MOMENTS DE LA PRÉHISTOIRE RÉGIONALE

D'octobre 1989 à mai 1990

Exposition itinérante. En partenariat avec le Centre de Recherches Préhistoriques du Vercors.

Comment transformer un simple caillou en arme redoutable ou en outil ? À première vue, rien de compliqué ! Ne suffit-il pas de casser la pierre et de choisir les éclats selon ses besoins ? En réalité, la taille du silex fait appel à des techniques précises et complexes qui ont évolué tout au long du Paléolithique. À travers neuf modules d'exposition, c’est à la fois l’environnement, la lente colonisation des massifs alpins par l’Homme et la diversité des civilisations qui s’y sont développées au cours des temps préhistoriques, qui y sont présentés. Depuis le Paléolithique, temps des chasseurs-cueilleurs, au Néolithique, temps des pasteurs-agriculteurs, cette exposition invite à la découverte des premiers Hommes.

ACQUISITIONS / QUESTIONS. QUELLE MÉMOIRE POUR DEMAIN ?

Du 27/10/1989 à septembre 1990

Peut-on imaginer un temps où l’homme, ayant recouvré toute la mémoire des siens, n’aura plus besoin de musées ? Ce temps, s’il doit venir, n’est pas encore là. Aussi les musées continuent-ils d’accueillir les traces de la vie passée, et leurs conservateurs de se demander quotidiennement que faut-il conserver, que faut-il acquérir ? Prévisibles ou non, ces choix, obéissant à de multiples raisons (recherches, opportunités, sauvetages, dons, achats…), sont déterminants car ils engagent le musée  dans tous les domaines de son action présente et à venir. Cette exposition présente des exemples de toutes les formes d’acquisition réalisées au Musée dauphinois depuis sa création et pose les questions qu’elles soulèvent.

VILLAGES DE ROUMANIE. IDENTITÉ EN PÉRIL

Du 26/06/1989 au 31/10/1989

Avec la destruction de ses villages et la "systématisation rurale", le régime roumain engage, à la fin des années 1980, de façon pernicieuse – et sans doute terriblement efficace – un programme de déstabilisation des cultures paysannes et des minorités ethniques. Plus ou moins avouée, la perspective est bien de créer une société rurale "homogène", installée dans des agro-villes, visant, de fait, les cultures et les hommes. Ni manifeste, ni critique idéologique, cette exposition présente l’exceptionnelle richesse et la grande diversité du patrimoine rural roumain en péril tout en permettant à chacun de mesurer l’ampleur du drame et de mieux saisir la place éminente du patrimoine dans toutes les cultures humaines.

PROFESSION GUIDE. DEUX SIÈCLES DE PASSION MONTAGNARDE

Du 18/11/1988 au 30/06/1989

Depuis plus de deux siècles des hommes guident d'autres hommes dans les montagnes, à travers neige et glace, jusqu'aux sommets, aux limites du ciel, par tous les temps. C'est à partir de la vie de sept guides de montagne que le Musée dauphinois entreprend ici de conter en image la longue histoire d'un métier et d'une passion. Sept vies qui se répondent, de Jacques Balmat à Walter Bonatti, et tissent la trame d'une tradition ininterrompue. Car si les terrains de l'aventure, les techniques et les moyens, ne sont plus les mêmes, c'est toujours le même mouvement, de la découverte du monde à la rencontre des autres et de soi qui anime cette profession : guide.

CORATO - GRENOBLE

Du 08/12/1988 au 03/01/1990

Depuis 1920 jusqu’à la fin des années 1950, des habitants de Corato, dans les Pouilles (Sud de l’Italie), ont quitté leur pays pour venir s’installer à Grenoble. Ces milliers de Coratins d’origine font désormais partie intégrante de la communauté grenobloise et l’enrichissent par l’apport de leur culture. Qui étaient-ils avant de quitter leur pays ? Pourquoi sont-ils partis ? Comment ont-ils vécu leur voyage et leur installation ? Comment-ils su conserver leur identité propre ? C’est à ces questions, et bien d’autres, que l’exposition tente de répondre. Ainsi, le Musée dauphinois assume sa mission de rendre compte de la diversité et de la richesse de toutes les cultures qui composent Grenoble et sa région.

Présentation [VD]

DÉCOUVERTE ET SENTIMENT DE LA MONTAGNE. 1740-1840

Du 06/11/1987 au 30/06/1988

Longtemps hostiles et supposées peuplées de monstres et démons, la montagne devient attrayante au cours du siècle des Lumières, en particulier au moment de la première ascension du Mont-Blanc en 1786. Écrivains, peintres et scientifiques transforment peu à peu le regard que lui porte la société. Grâce à eux, la contemplation des paysages montagnards et l’alpinisme contribuent à la naissance du tourisme alpin. Outre cette histoire, l’exposition présente l’évolution de la communauté agro-pastorale traditionnelle alpine, leur cultures et patrimoines ainsi que l’aménagement de la montagne, son industrialisation et l’essor du tourisme, en s’appuyant sur des  gravures, dessins, peintures, affiches, photographies…

DE PAIN ET D'ESPÉRANCE. 1788-1988. GRENOBLE ET LE DAUPHINÉ À LA VEILLE DE LA RÉVOLUTION

Du 07/06/1988 à octobre 1989

Il est de la mission du Musée dauphinois de s'intéresser plus à la diversité de nos cultures régionales qu'aux grands faits historiques. Cette orientation ne le dispensait pas pour autant de s'associer à la célébration du bicentenaire de la Révolution en Dauphiné (1989). Elle lui faisait un devoir d'approcher cette riche période de notre histoire en recherchant, par-delà les faits bien connus, toute la profondeur humaine de la société dauphinoise. Qui étaient ces hommes et ces femmes, paysans ou artisans des villes, pauvres ou privilégiés, qui devaient s'animer, en cette fin du XVIIIe siècle, pour annoncer les bouleversements de 1789 ? C’est à ces questions que cette exposition tente de répondre.

SAINTE MARIE D'EN HAUT. DU COUVENT AU MUSÉE

Du 12/03/1988 à octobre 1989

Il y a quelque apparence de miracle dans le maintien jusqu'à nos jours de l'ancien couvent des visitandines, au-dessus de Grenoble. Couvent, prison, pensionnat, caserne, logements précaires, les murs de Sainte-Marie-d'en-Haut ont connu des affectations pour le moins diverses et souvent lourdes de menaces. Cependant, la chapelle, véritable joyau de l’art baroque, a traversé les siècles sans aucuns dommages. Depuis 1968, l'ancien couvent, entièrement restauré, est ouvert au public qui peut ainsi apprécier la qualité de ce monument, sa chapelle baroque ou son cloître, mais aussi les prestigieuses collections du Musée dauphinois qui y sont présentées, dans le cadre d'expositions constamment renouvelées.

DE MÉMOIRE D'HOMMES...

Du 13/12/1987 à avril 1989

Inviter à porter un regard différent sur sa propre condition humaine et à réfléchir sur la question de la relation de chacun et de son groupe avec le territoire où il vit : voici l’ambition de cette exposition. Deux communautés sont tour à tour évoquées : les tailleurs de silex de Vassieux-en-Vercors à la préhistoire (-2000 av. J.-C.) et la communauté de Gresse-en-Vercors (XIXe-XXe s.). Situés aux deux extrêmes de l’histoire de l’Homme en Dauphiné, ces deux populations ont en commun le territoire du Vercors. Reconstitution de l’atelier de taille de Vassieux, outils lithiques, objets de la vie traditionnelle, dispositif audiovisuel innovant associant maquette et diaporama… viennent agrémenter cette exposition.

REGARDS DES ANNÉES 20 ET 30. MÉMOIRE D'ARCHITECTURE, MALLET STEVENS

Du 13/11/1987 au 05/12/1987

Dans le cadre de la campagne « Architecture-Architectes », cette exposition de l’Institut d’Urbanisme de Grenoble, accueillie par le Musée dauphinois, interroge l’architecture et la décoration des années 1920 – 1930. Elle a pour but de sensibiliser le public à la qualité d’un patrimoine architectural et urbain qui représente la passé récent de plusieurs villes et de leurs différentes identités, tant du point de vue des formes et des espaces urbains que des pratiques sociales qui leur sont liées. Plans, photographies, films viennent ainsi illustrer ce discours.

MASQUES

Du 23/03/1987 au 30/09/1987

Si les formes des masques sont infinies, ses fonctions, elles, sont universelles : dissimuler, métamorphoser, épouvanter. Plus que nul autre langage, il est, depuis les premiers temps de l’humanité, l’expression fulgurante et débridée de ce qu’elle partage de plus commun dans sa relation avec le monde. Les photographies de Jean Marie Steinlein, ramenées de Carnavals de l’Europe entière, sont à ce titre édifiantes. Outre leur apport ethnologiques, elles offrent à l’œil et à l’imagination l’occasion d’un grand moment de délectation. Certaines de ces images font l’objet d’un montage audiovisuel qui nous éclaire, grâce au texte de Claude Gaignebet, sur la signification cosmique de ces fêtes où le masque est roi.

LES CELTES ET LES ALPES

Du 13 février 1987 au 31 mai 1987

L’Âge du Fer marque la naissance de l’entité spécifique du premier peuplement alpin  permanent et largement implanté. La montagne, par ses ressources et ses contraintes, a modelé ces communautés, dans un équilibre précaire entre l’homme et la nature. L’archéologie dévoile des productions originales, témoins de richesses matérielles et d’habileté manuelle. Des nécropoles de l’Oisans à la traversée d’Hannibal à dos d’éléphants, cette exposition fait découvrir aux visiteurs la richesse archéologique des vestiges laissés par ces Gaulois, entre 700 et les débuts de notre ère. Elle témoigne de leurs efforts pour aménager et lutter contre une nature hostile, sans négliger le besoin de communiquer avec leurs voisins.

80 ANS DU MUSÉE DAUPHINOIS

Janvier 1987

En 1906, Hippolyte Müller fonde le Musée dauphinois. Son objectif : restituer le savoir-faire et les comportements des premiers alpins. Il trace un nouvel itinéraire où derrière la trace des choses apparaissent la trace des hommes. Quatre-vingts ans plus tard, le musée poursuit les mêmes objectifs : être un lieu où le visiteur se retrouve lui-même. Non seulement pour regarder en arrière, mais aussi pour se rappeler que l'avenir de l'homme ne se trouve pas tout entier dans la modernité. Dans sa relation avec son environnement, l'être humain a tissé des réseaux sophistiqués de connivences qui demeurent aujourd'hui notre héritage. Il importe d'en poursuivre la découverte pour mieux saisir notre condition présente.

SALLE PÉDAGOGIQUE SUR LA PRÉHISTOIRE RÉGIONALE. ÉPOQUE NÉOLITHIQUE

1986

En partenariat avec le Centre de Documentation de Préhistoire Alpine (C.D.P.A.) et le Centre de Recherches Préhistoriques du Vercors (C.R.P.V.).

Le Néolithique peut procurer de nombreux modèles matériels susceptibles d’expliquer des gestes et des savoir-faire, finalement peu éloignés de notre quotidien. Faire comprendre la fonction des objets de cette époque, saisir comment des acquisitions technologiques et le perfectionnement d’un outillage peuvent influer sur la maîtrise d’un environnement, analyser la vie des hommes du Néolithique et contribuer au respect du patrimoine archéologique : telles sont les ambitions de cette présentation qui s’inspire largement de types régionaux (Charavines, Vassieux, Clairvaux…). Avec l’outil, mais aussi à l’aide de l’illustration, l’intelligence de l’homme du néolithique est mise en évidence et ses gestes revécus…

LA RÉVOCATION DE L'ÉDIT DE NANTES

Du 16/10/1985 au 31/10/1985

Pour les protestants c’est un grand choc lorsque les « missionnaires bottés » de Louis XIV,  chargés de les convertir au catholicisme et éviter qu’ils ne retournent au protestantisme, arrivent en Queyras. Ils Nombreux dans les vallées, les protestants ont su, avec les catholiques, rétablir l’harmonie entre les communautés depuis l’Édit de Nantes. Pourtant des signes prémonitoires suscitent l’inquiétude et, dès 1650, quelques-uns prennent le chemin de la Suisse, préparant ainsi la venue des suivants. Avec le danger, des communautés entières s’en vont de façon échelonnée, souvent par groupes familiaux. Ainsi, pratiquement la moitié de la population prend le chemin de l’exil, abandonnant tout derrière eux.

RETOUR EN QUEYRAS. LE DÉFI 1685-1985

D'octobre 1985 à juin 1986

Depuis les années soixante et pour la première fois dans l’histoire du Queyras, le départ de ses habitants vers les plaines, les villes ou les pays lointains s’est arrêté. Le tricentenaire de la Révocation de l’Édit de Nantes est l’occasion de les inviter à se retrouver. Cette exposition évoque, sur une période de trois siècles, la mémoire de ceux qui sont partis et parfois revenus à travers le cas de huit personnes d’hier et d’aujourd’hui, semblable à celui de centaines d’autres Queyrassiens. Ces histoires de vie, recontextualisées afin de mieux comprendre la décision du départ et du retour, montrent combien la notion de défi explique pourquoi les Queyrassiens sont partis, sont revenus ou sont restés.

LE DÉSERT ET LE MONDE. L'ORDRE DES CHARTREUX

D'octobre 1984 à octobre 1985

1984 marque le 9e centenaire de la fondation de la Grande Chartreuse. Mais que sait-on des chartreux, ces moines du « désert », de leur vie repliée dans les couvents, de leur histoire ? C’est ce que cette exposition tente de faire découvrir. Elle met en scène la démarche spirituelle de ces moines installés dans le Dauphiné depuis 1084, démarche rythmée par un dialogue permanent entre les exigences de la solitude dans le désert de Chartreuse et le monde qui apporte aux moines les ressources matérielles dont ils ont besoin. À travers des objets, manuscrits, tableaux, audio-visuels, maquettes… elle montre comment les chartreux bâtirent une organisation matérielle et spirituelle favorisant ce projet de vie original.

L'ATELIER DU GALOCHER

Mai 1984

Si elle n’eut jamais l’importance de la ganterie, la fabrication de galoches (chaussures montée sur des semelles en bois) occupait jusqu’en 1950 environ, plusieurs dizaines d’ouvriers et ouvrières dans des ateliers situés pour l’essentiel rue Très-Cloîtres ou rue Saint-Laurent à Grenoble. Cette présentation succincte est la reconstitution, aussi scrupuleuse que possible, d’une partie de l’atelier d’un galocher de la rue Saint Laurent. Elle rend compte  d’une opération de recherche et de conservation conduite autour d’une activité autrefois importante à Grenoble. Elle permet également de plonger dans l’atmosphère particulière d’une fabrique de galoches du début du XXe s. et dont l’activité s’est éteinte en 1974.

POTERIES ET POTIERS DE CLIOUSCLAT. DRÔME

Du 17/12/1983 au 30/01/1984

Pendant longtemps, les fours de Cliousclat sortirent une poterie essentiellement utilitaire : ustensiles destinés à contenir des liquides (lait, huile, vin…), à conserver confitures, salaisons, grains, ou servant fabriquer le fromage ou les fruits confits. Cette poterie était utilisée tant Dauphiné qu’en Haute-Provence ou le Vivarais. Sans goût, l’argile de "Cliou" était parfaite pour conditionner les aliments. Mais en marge de cette poterie marchande, il en existe une autre, plus touchante, qui parle des rites anciens ou des événements de la vie. Cette exposition célèbre cet art de la poterie vernissée, technique traditionnelle d’un mode d’expression spontané et populaire, au répertoire sans cesse renouvelé.

ITINÉRAIRES ARCHÉOLOGIQUES À NAPLES ET SES ENVIRONS

Du 08/11/1983 au 05/12/1983

Exposition itinérante. En partenariat avec l'Institut Culturel Italien de Grenoble. En lien avec l'exposition "Ex Voto napolitains. XVIe - XXe siècle"

Par toute une collection de gravures anciennes, cette exposition invite à cheminer à travers le Naples romantique. Travaillées à l’eau forte, parfois aquarellée, ces gravures, réalisées entre le XIIIe s. et le début du XIXe s., étaient un moyen de faire connaître les fameux "itinéraires", sorte de guides du voyageur cultivé à la recherche d’"antiquités et de curiosités". Naïves et touchantes, toujours très délicatement gravées et peintres, les œuvres exposées font découvrir ce qu’étaient, à cette époque, au pied de l’omniprésent Vésuve, les deux cités enfouies d’Herculanum et Pompéi alors tout juste redécouvertes. À la qualité artistique de la plupart des gravures s’ajoutant ainsi un très précieux témoignage…

TRÉSORS DES ARCHIVES MUNICIPALES. AFFICHES GRENOBLOISES

Octobre 1983

LE ROMAN DES GRENOBLOIS

Du 16/12/1982 à septembre 1983


"L’histoire commence un jour de décembre 1842, pluvieux et froid, alors qu’un avocat célèbre à Grenoble, Gaspard-Henri Michaud, se penche sur sa table de travail et médite sur le devenir de sa ville. De la rue, sous ses fenêtres, lui parvient le bruit saccade des pas d’une compagnie du génie qui rentre dans ses quartiers…". Faire de la vie des Grenoblois et de leur ville un roman, tel est l’objectif de cette exposition. Ce parcours de la vie à travers la ville de six générations de dix familles pendant les 140 ans de développement de Grenoble, de 1840 à 1980, met en scène, avec des mannequins grandeur nature, les Michaud, Bonnin, Buisson, Pons, Faure, etc. dans leur habitudes, leur costumes, leur environnement…

 

 

 

EX VOTO NAPOLITAINS. XVIe - XXe SIÈCLE

Du 19/04/1982 à janvier 1983

Objets de dévotions offerts par les fidèles à la divinité, en remerciement pour une intervention divine, les 200 ex voto présentés dans cette exposition proviennent d’un ensemble de quelques 5000 tableaux votifs conservés dans le sanctuaire de la Madonna Dell’Arco, près de Naples. Ces petites peintures populaires visualisent l’événement et l’intervention miraculeuse, dans une composition traditionnelle : la figure de la Vierge est toujours présente, avec parfois, dans un cartouche, un sigle ou une formule de remerciement, une date…  Elles étonnent néanmoins par la diversité des techniques et des matériaux employées : peintures sur bois, sur toile, sur papier, sur carton, sur zinc, gravures, collages…

GENS DE L'ALPE

Depuis 1982

Il y a plus de trois millénaires, des hommes s’installent sur les hauteurs de la montagne alpine. Ils affrontent l’altitude, la pente, le froid et l’isolement. Rien n’est laissé au hasard dans l’organisation de la communauté où chacun et chaque chose a sa place, où la rondeur des jours d’hiver succède aux durs labeurs des mois d’été. L’équilibre et l’harmonie atteints par les gens de l’alpe ont perduré durant des siècles avant d’être bouleversés par les temps modernes. L’exposition du Musée dauphinois dresse le portrait de ces hommes qui, à force de ténacité, de mobilité et d’ingéniosité ont réussi à domestiquer les espaces difficiles de la haute montagne, en présentant ses collections les plus prestigieuses.

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4000 ANS DE CHAUSSURES. COLLECTION BALLY

Du 12/02/1981 au 16/03/1981

La chaussure, cet article d’utilisation très quotidienne, n’est de prime abord pas très parlante. Il faut la connaître pour qu’elle nous dévoile ses secrets. Elle parle alors de celui qui la porte et du fabricant, d’une manière plus générale de l’homme de son époque, de son environnement, de ses goûts et de ses humeurs, même de sa propre âme et du monde de ses croyants. Elle fait également l’éloge du savoir artisanal de son créateur qui peut parfois être considérés comme un véritable artiste de la chaussure. Elle révèle, évidemment, l’environnement naturel et social de son fabricant et de son utilisateur, devenant un indice du niveau social. Un accessoire qui trouve chaussure à son pied au Musée dauphinois…

SAINT-VÉRAN ET LA MEMOIRE DU QUEYRAS

De juillet à août 1980

"Saint-Véran est la plus haute montagne où il se mange du pain" affirme un vieux dicton. Vivre à 2040m d’altitude pose de tout autres problèmes qu’en plaine ou en moyenne montagne. Là-haut, au cours des siècles, un mode de vie s’est lentement élaboré, donnant naissance à une véritable civilisation : civilisation du bois, de l’herbe et du seigle, du mouton et de la vache. Une histoire perturbée par les guerres et les catastrophes naturelles n’a pas empêché les Saint-Véranais de se forger un modèle d’organisation sociale très avancée à l’image de la solidarité montagnarde et qui fait encore aujourd’hui leur fierté. Faire découvrir cette histoire avec toutes ses spécificités, voici l’enjeu de cette exposition.

Années 1970

ENFANTS DES MONTAGNES

Du 03/12/1979 à février 1980

L’entrée dans la vie, la petite enfance, l’alimentation, les premiers pas, les vêtements, les jeux, l’école, la religion, l’abandon, la maladie, le travail… autant de rites de passage, de croyances, de pratiques… qui composent l’univers si complexe des enfants vivant autrefois dans les régions alpines. C’est autour des objets – jouets, costumes, berceaux, etc. -, photographies et documents, témoins de cette enfance des montagnes, que cette exposition propose une réflexion sur les enfants alpins où tous entrent dans la vie comme une fête et grandissent dans la dureté.

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POTERIE DES FELLAHS D'ÉGYPTE

Du 10/09/1979 au 15/10/1979

Cette exposition, réalisée dans le cadre du Congrès Mondial d’Égyptologie (septembre 1979 à Grenoble), présente une collection de près de 80 poteries de la Vallée du Nil et des Oasis. Ces poteries contemporaines sont utilisées quotidiennement par les populations paysannes : les Fellahs. Cette poterie est un matériau usuel et bon marché, aux fonctions multiples et variées : transport de l’eau, traite et conservation du lait et de ses dérivés, cuisson et conservation des aliments... De plus, une série de photographies réalisées dans divers ateliers évoque la technique particulière du potier égyptien. À travers ces poteries, c’est tout un monde de vie ancestrale qui est évoqué, mode de vie en pleine évolution.

BIJOUX ET COSTUMES POPULAIRES ITALIENS

Du 06/02/1979 au 30/04/1979

En Italie, une parure de bijoux – d’or, d’argent, de pierres dures ou de verroteries – orne toujours le costume populaire. Ce goût prononcé persiste malgré la disparition du costume. Si, dans les couches supérieures de la société, le bijou était, et demeure, l’apanage de quelques privilégiés, par contre, dans les milieux populaires, bien que modeste et de peu de prix, il reste très répandu. Boucles d’oreilles, colliers à boules, anneaux, etc. dérivent de prototypes très anciens qui, malgré des gammes parfois très variées, semblent quelquefois sortir tout droit de fouilles archéologiques, présentant un intérêt à la fois historique, en tant que témoins du développement des classes populaires, et esthétique.

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LA MAIN DU GANTIER

Du 26/10/1978 à décembre 1986

Bien qu’aujourd’hui en déclin, la ganterie est présente à Grenoble depuis 1342 et connaît son apogée vers 1870. Évoquer la ganterie dauphinoise c’est aussi mesurer l’importance de l’invention de X. Jouvin : la mise au point de ses gabarits, la célèbre "main de fer", qui entraina une profonde transformation de l’artisanat et aboutit à la création de la première "usine à gant" par V. Perrin. L’exposition ne privilégie pas uniquement cette histoire, ni le gant comme résultat d’une série de gestes et de techniques, elle s’intéresse tout autant aux ouvriers et à leur mémoire. C’est un hommage à la main de l’ouvrier, conditionnée et usée dès l’enfance, qui n’a pour but que d’embellir et protéger par le gant… d’autres mains.

 

 

 

GENS DE LÀ-HAUT

De février 1977 à avril 1998

Depuis 7000 ans, l’homme humanise la montagne. Il aménage son espace en construisant sentiers et terrasses, captant les sources et défrichant des hectares de forêt pour établir son village et ses cultures. L’exposition se penche sur la vie quotidienne des populations rurales qui ont vécu dans les espaces alpins au travers d’objets, images et photographies. On passe successivement de la vie de berger aux problèmes de l’isolement, de l’entraide, de la communauté. On évoque la fabrication du pain, la vie l’été en alpage, la difficulté du chauffage et de la communication, pour aborder plus largement le moment où ce monde se transforme subissant le choc de sa découverte par le monde citadin et industriel.

ARTS ESQUIMAUX

Du 10/11/1976 au 05/12/1976

Les œuvres d’art esquimau transmettent le caractère unique de la vie arctique et isolée des indigènes du Canada. L’influence de cette forme d’art dépasse considérablement les limites de son propre domaine culturel. Les sculpteurs et les dessinateurs esquimaux utilisent encore la stéatite, l’ivoire, l’os et les bois de caribou, seuls matériaux disponibles dans un milieu qui pour le reste n’est qu’aridité. Ces artistes créent leurs œuvres d’art en se servant d’outils primitifs, semblables à ceux qu’employaient leurs ancêtres. Bien qu’une certaine croyance à la magie ait joué un rôle prépondérant dans le développement artistique, l’Esquimau canadien puise son inspiration presque exclusivement dans son pays.

AMISCH QUILTS (1880-1920)

Du 09/07/1976 au 29/08/1976

Fuyant l’Europe vers l’Amérique du Nord, les premiers émigrés Amish – secte mennonite dissidente -  s’installent en Pensylvanie vers 1720. De 1880 à 1920 ils réalisent à la main des couvertures rembourrées en patchwork offrant une harmonie totale des couleurs, un graphisme rigoureux  et un rythme digne  d’une création artistique : ce sont des quilts. L’ardeur et l’intériorité amish se perdent au profit d’une sorte d’expansion et de gaité. Cette exposition, réalisée à l’occasion du bicentenaire des États-Unis d’Amérique, montre la grande diversité de ces quilts aux variations infinies, toutes issues d’un tronc commun : variations de couleurs, effets de mouvements, illusions optiques…

ART POPULAIRE DU TYROL. COLLECTION DU TIROLER VOLKSKUNST MUSEM. "LA MAISON PAYSANNE"

Du 15/11/1975 au 15/04/1976

Le Tyrol et sa culture traditionnelle sont aujourd’hui à cheval entre deux pays : l’Autriche et l’Italie. Le propos de cette exposition est de présenter les manifestations de l’art populaire tyrolien les plus spectaculaires sans tenir compte de ce découpage. Chacun des objets présentés montre qu’à travers une indéniable unité et la fierté d’être tyrolien, chaque vallée a gardé sa propre originalité et ses propres traditions, que ce soit dans son folklore, sa langue ou sa façon de construire ses maisons. Dans cette expression populaire qu’est le mobilier traditionnel apparaissent à la fois les connivences et en même temps les contrastes, traductions matérielles et vivantes de la façon dont chacun envisage la vie.

VARIATIONS SUR LA MODE ET LES PARFUMS. CENT ANS D'AFFICHES

Du 31/05/1975 au 10/06/1975

Les riches costumes, les odeurs et les épices rares étaient traditionnellement réservés aux couches privilégiées de la Société. À partir du milieu du XIXe s., la mode évolue, les créateurs de mode s’attachent à créer des accessoires et des parfums prestigieux afin que chacun puisse y trouver la révélation et l’aboutissement de sa personnalité la plus profonde, preuve que les grands couturiers ont su s’intéresser aux autres formes susceptibles de souligner la beauté. L’affiche prouve combien cet art de la vie a pu inspirer les créateurs de l’art de la rue. La mode et les parfums font-ils partie de la « qualité de la vie » si chère aujourd’hui ? C’est à cette question que l’exposition tente de répondre.

LES COLPORTEURS FLEURISTES DE L'OISANS

Du 14/03/1975 à juin 1981

Le colporteur nous a laissé l’image d’une sorte de vagabond qui fait du porte à porte avec son "magasin" sur le dos. Son existence n’est pas toujours facile : il doit marcher sans cesse, vendre absolument. Parmi tous les colporteurs, les plus célèbres sont incontestablement les fleuriste, d’une part parce qu’ils vendent un produit de luxe et d’autre part parce qu’ils n’hésitaient pas à partir jusqu’en Russie, en Chine, aux Amériques… Pour son commerce, plantes, bulbes et graines étaient accompagnées d’une image représentant les plantes en pleine floraison. Chaque colporteur possédait sa collection de planches peintes à la main destinées à attirer le client, lui suggérer la fleur.

 

 

 
 

 

 

SÉRIGRAPHIES FRAPNA

De juin 1974 à août 1974

Technique d’imprimerie utilisant des pochoirs interposés entre le support et l’encre, la sérigraphie permet d’obtenir un rendu avec une couleur intense et opaque qui dure dans le temps. Cette exposition présente une dizaine de sérigraphies produites par la FRAPNA – Fédération Rhône-Alpes de Protection de la NAture – sur le thème de la protection de la nature. Celles-ci ont été réalisées par des artistes rhônalpins : Bonnot, A. Duchable, G. Gunsett, R. Hainard, J.-M. Moraud, J. Moreaux, E. Raasum, R. Rocca, R. Termat et J.-N. Zanetti.

MARQUES POSTALES DAUPHINOISES. DONATION REBREYEND LAUBIES

De mai 1974 à juin 1974

Les marques postales et les oblitérations sont des signes attestant la manipulation, la transmission et le "travail" des objets de correspondance par les services postaux. La collection Reybreyend-Laubies, magnifique ensemble de telles marques et oblitérations dauphinoises, donnée au Musée dauphinois constitue un fond très important permettant d’illustrer ce qu’a été la vie et le développement du service postal dans le Dauphiné au cours des siècles. L’exposition présente les pièces exceptionnelles de cette donation, depuis l’une des plus anciennes marques manuscrites de France sur lettre (1666) aux marques d’armées, d’entrées... en passant par des missives de la fin du XVIe s. et des attestations de messagers.

HACHE. ÉBENISTES A GRENOBLE

Du 15/03/1974 à juin 1975

Une science du bois transmise de père en fils, un métier porté à la perfection, des secrets de fabrication qui gardent encore aujourd'hui tout leur mystère, ont permis aux Hache d'occuper une place de premier plan dans l'ébénisterie du XVIIIe siècle. Cette exposition est consacrée à l’histoire des trois générations de la dynastie Hache, restituées dans le contexte social et artistique du XVIIIe siècle et porte un regard esthétique et technique sur leur production. Elle rassemble plus d’une soixantaine de meubles, soit beaucoup plus qu’il n’a jamais été montré à la fois. Rythmée par des ambiances sonores et olfactives évoquant l’atmosphère et l’univers de l’atelier, elle évoque les techniques et les styles Hache.

OBJETS DE FONDERIE DAUPHINOIS

1974

Dès leur arrivée en Dauphiné, les chartreux joignent aux produits de la terre la pratique de l'élaboration du fer. Cette pratique continue à se développer par la suite dans la région, notamment grâce à l'importance des forêts, combustible indispensable pour les forges. Des Templiers, qui allaient chercher leurs épées dans le Viennois, aux  fondeurs « ambulants », c’est cette histoire que présente l’exposition au travers, notamment, d’un grand ensemble de plaques de cheminée - dont la plupart portent la date et la mention de leur origine -, de cloches ainsi que d'un fourneau monumental.

PEINTURES PAYSANNES DE DALECARLIE

Du 23/11/1973 au 10/01/1974

La Dalécarie est une région montagneuse et forestière de la Suède centrale, parsemée de lacs et de torrents. Première province de Suède à avoir été découverte par le tourisme, elle est considérée comme une Suède en miniature. La population paysanne y vivait dans de petites maisons  en bois d’une à deux pièces décorées de peintures, dont certaines sont présentées dans cette exposition. Cette "peinture dalécarienne" (1780 à 1870 environ) est l’œuvre de peintres autodidactes. Leur inspiration venait principalement des Bibles en images publiées pour la plupart au XVIIIe s. Mais si la composition des œuvres est souvent un emprunt, les artistes font souvent preuve de fantaisie : costumes chatoyants, couleurs vives, etc.

LUMIÈRE ET FEU. DANS LA VIE RURALE PRÉ-INDUSTRIELLE EN DAUPHINÉ

D'avril 1973 à juillet 1973

S’il est aujourd’hui simple de faire du feu grâce à des allumettes ou un briquet, pour l’homme de l’Âge du Bronze il en était différemment : friction de pierres ou de morceaux de bois demandaient une vraie technique pour permettre d’allumer un foyer. L’exposition vise à évoquer la place occupée par le feu et la lumière dans la vie quotidienne en Dauphiné, depuis la protohistoire jusqu’à des périodes récentes : croyances, dictons, feux utilitaires, éclairages publics... Bien que volontairement "inachevée" pour que le public puisse participer à cette exposition, elle présente néanmoins un large panel d’objets relatifs à l’utilisation domestique du feu et de la lumière ou aux métiers utilisant la technique du feu.

MARIONNETTES 73 À GRENOBLE

Du 07/04/1973 au 11/06/1973

Pour beaucoup, la marionnette parait réservée aux enfants. Elle est un moyen privilégié pour éveiller la sensibilité artistique de ceux-ci et favoriser en eux le jeu créateur de l’imagination. Présentes dans le monde entier, les marionnettes présentent une grande diversité : manipulation surplombante, manipulation horizontale, manipulation en élévation, théâtres d’ombre, etc. L’exposition présente ces différentes sortes de marionnettes et ombres par les marionnettes elles-mêmes, mais aussi par des diapositives, des photographies, des documents et des affiches. Elle s’inscrit dans le programme « Marionnettes à Grenoble 73 » qui regroupe des activités centrées sur la marionnette dans ses formes les plus diverses.

ART ET ARCHITECTURE. PROBLÈMES ET BILAN DU 1%

De décembre 1972 à janvier 1973

Le "1%" est une subvention que l’État accorde pour la décoration des bâtiments scolaires. Plusieurs établissements scolaires en ont bénéficié avant 1972 : le bloc scientifique du lycée Stendhal, le C.E.S. Fantin-Latour, Mistral, etc. Cette subvention a suscité des controverses, notamment à cause de craintes concernant la liberté d’expression. Aussi, le Musée dauphinois propose-t-il une réflexion autour des problématiques liées à cette subvention et tente d’en dresser le bilan. À cette fin, l’exposition rassemble, autour de trois spectacles audio-visuels, une présentation, dûment documentée et illustrée en 52 panneaux, de réalisations dans 70 villes françaises, le tout agrémenté de maquettes.

RÉCENTES ACQUISITIONS ET DERNIÈRES ACTIVITÉS

1972

Cette exposition présente un ensemble d’objets acquis en 1971 et un aperçu du travail de recherche effectué durant cette période. De nombreuses pièces archéologiques ou d’art populaire ont ainsi été réunies : sculptures, faïences, instruments de musique, outils agricoles, outils de cordiers, costumes, mais aussi cartes, photographies, schémas et autres documents de travail. En tout, près de 5000 objets entrés sous forme de dons, achats ou produits d’enquêtes ethnographiques et fouilles archéologiques sont exposés. Cette présentation, volontairement non muséographique, a pour objectif de montrer à la fois l’immense champ de préoccupations du Musée dauphinois et la richesse du patrimoine dauphinois.

VIVRE À GRENOBLE  HIER

Du 08/11/1971 au 08/01/1972

Cette évocation de la vie grenobloise entre les années 1875 et 1925, couvre une période où Grenoble, semblable en bien des points à d’autres villes de province, commence à déjà à s’en différencier par la naissance du sport d’hiver et du tourisme montagnard. Les photographies recueillies sur cette époque sont d’autant plus intéressantes qu’elles suscitent le récit de précieux souvenirs, ce qui confère à ces documents une valeur de témoignage historique. L’exposition s’appuie sur la riche photothèque du Musée dauphinois pour présenter un ensemble d’une centaine de clichés évoquant les conditions de la vie des Grenoblois : vie de la rue, des métiers, aspects de la ville avant les grandes modifications urbaines…

L'ART DE ROME ET DES PROVINCES. DANS LES COLLECTIONS PARISIENNES

De juin 1971 à septembre 1971

Exposition itinérante organisée par la Direction des Musées de France.

Important rassemblement de pièces originales, réservées en temps normal à l'admiration du public parisien, cette exposition est destinée à être accueillie par plusieurs villes. Elle permet d'associer, aux œuvres venues de Paris, des documents tirés des collections locales, romaines et surtout gallo-romaines et ainsi d'enrichir substantiellement la présentation et la singularité de chaque étape de cette exposition itinérante. Le Musée dauphinois, qui ne déroge pas à cette règle, met ainsi en valeur, outre les pièces parisiennes présentées, ses propres fonds archéologiques, en les insérant dans un large contexte qui permet, entre autres, de montrer la part de la Gaule dans l'évolution artistique du monde romain.

QUELQUES JALONS D'HISTOIRE DAUPHINOISE

De septembre 1970 à 1982

Cette exposition présente une sélection d’objets illustrant à grands traits l’évolution de la région grenobloise : évocation de la formation géologique ; premières activités de l’Homme au travers, notamment, d’outils en pierre ; témoins des époques néolithiques,  protohistoriques et gauloises ; objets médiévaux, modernes et contemporains ; etc. Toutes ces pièces jalonnent l’histoire dauphinoise, depuis ses origines jusqu’à la période des Jeux Olympiques de 1968.

Années 1960

TRÉSORS DU MUSÉE DAUPHINOIS

Du 03/02/1968 au 29/09/1968

Cette exposition organisée à l’occasion des Jeux Olympiques d’Hiver de 1968 est installée dans le nouveau siège du Musée dauphinois, à Sainte-Marie-d’en-Haut. Elle met en exergue la personnalité d’Hippolyte Müller, fondateur et premier conservateur du Musée dauphinois. Les "Trésors" présentés ont été choisis parmi les objets les plus beaux, les plus rares ou les plus représentatifs du musée. Ainsi, plusieurs thèmes ou périodes sont représentés : les époques préhistoriques, l’époque gallo-romaine, le Moyen Âge, Bayard et le XVIe siècle, Lesdiguières et le XVIIe siècle, les Chartreux, le mobilier, le costume et les coiffures traditionnels, filage et dentelles, l’enfance et les jeux, le colportage, etc.

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À LA DÉCOUVERTE DE L'ART ROMAN DAUPHINOIS

Du 12/04/1964 au 25/04/1964

Cette exposition de photographies et de documents présente au public le patrimoine roman dauphinois (XIe–XIIe s.). Elle s’appuie sur la première étape de prospection des Édifices de l’Art Roman Dauphinois (Drôme, Isère, Hautes-Alpes) entrepris par le Centre Régional Universitaire d’Art Roman qui comprend : les églises du Bas-Dauphiné, du Viennois, du Chambaran et de la Région Grenobloise. L’exposition recense les édifices abandonnés ou délaissés, mais aussi les grands ensembles Romans Dauphinois – Vienne, Marnans, Saint-Donat, Saint-Chef et Voreppe -, complété par un classement géographique des édifices reconnus intéressants. L’exposition est agrémentée de certains enregistrements sonores.

ART RELIGIEUX ANCIEN

Du 29/06/1963 au 21/07/1963

Cette exposition d’art présente des œuvres conservées dans le département de l’Isère : tableaux ; vitraux ; sculptures ... La plupart sont authentiquement dauphinoises et prouvent que cette région n’avait rien à envier aux provinces réputées riches.  D’autres pièces sont œuvres d’artistes étrangers. Elles écrivent néanmoins une page de l’histoire de l’art du Dauphiné. Plusieurs objets présentés ont été classés monuments historiques. Ils prennent place à côté d’œuvres dont l’intérêt est reconnu. Quelques statues et objets prélevés dans les collections du Musée dauphinois (à l’époque sur le site de Sainte-Marie-d’en-Bas) bénéficient ainsi d’une présentation plus favorables que l’exigüité de ses locaux habituels.

LES TRÉSORS D'ART POPULAIRE DES ALPES DAUPHINOISES

Du 18/01/1958 au 30/01/1958 à la Galerie Guilmin à Grenoble

77 poèmes photographiques de Mme Rivière-Sestier.

Réalisée dans le cadre du cinquantenaire du Musée dauphinois et du Bimillénaire de Grenoble, cette exposition nous fait découvrir le Dauphiné et son patrimoine. Croix, oratoires, chapelles, maisons sont ainsi présentés au travers de l'objectif photographique de Mme Rivière-Sestier, Présidente d'honneur de la Société Dauphinoise d'Ethnologie et d'Archéologie. Mais ce sont aussi les hommes et les femmes dans leur vie quotidienne qui sont abordés dans ces 77 poèmes photographiques.