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ACCUEIL / Le musée, cent ans d'histoire / 1933 - 1968 : Latence et mutation
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Le musée, cent ans d'histoire

Hippolyte Müller, détail de la plaque commémorative présentée à l'accueil du musée

1933 - 1968 : Latence et mutation

Müller meurt en 1933 non sans avoir instamment demandé pour ce musée plus de moyens et surtout plus d'espace. Plusieurs déménagements ont été envisagés dont un au Château de Vizille ou un autre à l'Ecole Vaucanson mais en vain. La place dont il a disposé, à Sainte-Marie d'en-Bas est alors entièrement occupée par les produits de ses collectes, des dépôts et des dons ; à peine reste-t-il visiteur la place de se frayer un chemin. Il faudra pourtant attendre les années 1960 pour que la ville de Grenoble envisage, à la faveur des Jeux Olympiques d'hiver de 1968 et parmi d'autres importantes décisions - celle de créer la Maison de la Culture, par exemple -, de restaurer le couvent de Sainte-Marie d'en-haut pour y transférer le Musée dauphinois. Après la mort de Müller, des proches vont lui succéder. Georges Collomb, son gendre, de 1933 à 1952, Victor Piraud, l'un de ses grands amis, membre de la S.D.E.A., de 1952 à 1955, puis Joseph Laforges de 1956 à 1965 prendront tour à tour la direction du musée. En 1965, arrive Marcel Boulin que la Municipalité d'Hubert Dubedout charge d'organiser la mutation du musée, soit son transfert dans l'ancien couvent de Sainte-Marie d'en-Haut dont le service des Monuments historiques dirige la réhabilitation de 1966 à 1968. Les nouvelles présentations du Musée dauphinois sont inaugurées en février 1968, en même temps que les Jeux Olympiques, par André Malraux, alors Ministre de la Culture.


Malgré la guerre, la faiblesse des moyens et l'absence de réserves, les acquisitions se poursuivent, de 1933 à 1968, dans le fil de celles de Müller. A noter, la mise en œuvre par Marcel Boulin d'un nouvel inventaire grâce auquel un recollement à peu près complet des collections sera effectué sous sa direction. Assisté de jeunes collaborateurs, tels Annie Bosso, Michel Colardelle et Charles Joisten, Boulin installe les nouvelles présentations du musée dans le couvent fraîchement restauré de Sainte-Marie d'en-haut. Celles-ci sont inspirées du programme interdisciplinaire et périodisé, recommandé par Georges Henri Rivière, alors conservateur en chef du Musée national des arts et traditions populaires, pour les musées régionaux, « des temps géologiques à nos jours ». Un éminent ethnologue, Marcel Maget, l'auteur d'une recherche qui fera date sur le pain bouilli de Villard d'Arène (Hautes-Alpes) succède encore, mais pour quelques mois seulement, à Marcel Boulin, avant que n'arrive Jean-Pierre Laurent, en 1971.